jeudi 14 juillet 2016

Les deux témoins de l'Apocalypse comme agents d'intrication (partie 14)

Dans la vallée des ossements chrétiens, un silence de mort règne après que les derniers échos de la cinquième trompette se furent estompés. La page de la tétrade 2015 est désormais tournée et bien peu de gens y prêtèrent attention. De toute façon tout ce que l'on pourrait lire dans les Lettres à l'Epouse ne sont que fadaises et contes à dormir debout, balivernes, etc. L'Europe représentant la bête de l'Apocalypse, ridicule, le pape comme faux prophète, hérésie, des cycles de 7 ans structurant les prophéties apocalyptiques menant aux deux témoins, balivernes, etc.

Cependant, nous avons vu que le rebond des galets produit des effets qui restructurent le monde au fur et mesure que l'on progresse dans le temps. Comme ils se rapprochent l'un de l'autre, les effets des ondes produites sur la surface de la mer des peuples interagissent en se mêlant les unes aux autres. Les ondes de choc provoquent alors des crises politiques, économiques ou religieuses toujours plus fréquentes et accentuées. Dans un autre registre, on dirait que les douleurs de l'enfantement se mesurent au rythme et à l'intensité des contractions. Avec le temps, les crises deviennent permanentes et on y prête même plus garde.

Il faut garder à l'esprit que l'Histoire ne s'organise pas dans le chaos, mais que c'est Dieu qui définit les temps qui sont impartis à chacun. Dans la mer eschatologique de la fin des temps où notre barque monte et descend en permanence, ce n'est pas la mer et ses vagues qu'il faut regarder, mais le phare qui au loin émet son signal de manière régulière. Le phare dans notre contexte ce n'est pas le Christ, car Il est le rocher, mais l'esprit du prophète qui du haut de sa tour placée sur ce même rocher, émet une lumière dans la nuit pour guider ceux qui sont perdus sur une mer démontée en pleine nuit. Or quels signaux le Seigneur nous donne-t-il dans ces temps troublés? Ils sont forts, mais cachés dans la masse d'informations qui nous inondent chaque jour et il faut une véritable révélation pour mettre en lumière le geste divin. Voyons cela.

Le Brexit un véritable tremblement de terre

Le Brexit est une abréviation de "British Exit", évoquant l'hypothèse d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, faisant référence au "Grexit" évoqué durant l'été 2015 lors de la crise grecque. À la différence du "Grexit", où la mise à l'écart de la Grèce de la zone euro (et non de l'Union européenne) pouvait être envisagée comme une sanction envers le pays, il s'agit dans le cadre du "Brexit" d'un départ volontaire de l'Union. Le 23 janvier 2013, le Premier ministre - et candidat à sa succession - David Cameron annonce qu'il organisera un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne.  Celui-ci a eu lieu le 23 juin 2016. Selon les résultats définitifs publiés le lendemain matin, les Britanniques ont choisi de quitter l'Union européenne avec 51,9% des voix.


La sortie des Britanniques de l'Union est surtout la victoire d'un homme, Nigel Farage qui s'est battu seul contre le système pendant des années. Peu croyaient en sa victoire, surtout pas les marchés. Raillé et voué aux Gémonies depuis qu'il a créé un parti pour l'indépendance du Royaume uni (UKIP), qu'il dirige de 2006 à 2009 et depuis 2010. Il est député européen depuis 1999 et coprésident du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD) au Parlement européen. Il est connu pour diverses déclarations politiques où, tout en se prononçant en faveur d'une vraie démocratie et du respect de la voix des peuples, il exprime son euroscepticisme avec une verve qui lui vaut des réactions fortes et parfois même une haine féroce. Réuni en urgence pour débattre d’une résolution après le referendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le Parlement européen a assisté à un échange agité entre Nigel Farage et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. «N’est-il pas drôle, quand je suis venu ici il y a 17 ans en disant vouloir mener une campagne pour faire sortir le Royaume-Uni de l’UE, vous avez tous ri de moi. Vous ne riez plus maintenant, n’est-ce pas?», a fanfaronné Nigel Farage, qui est déjà revenu sur une des principales promesses de la campagne en faveur du Brexit. «Je fais une prédiction: le Royaume-Uni ne sera pas le dernier Etat membre à quitter l’UE», a-t-il poursuivi, assumant les huées des députés européens.

La victoire de Farage semble marcher contre le cours de l'Histoire de l'Union. Pour une fois, la vraie démocratie, celle du peuple souverain, n'a pas été bafouée par l'UE qui ne supporte que les élections en sa faveur. Dans un pays comme la France où l'oligarchie tient les médias, la campagne médiatique britannique n'aurait pas été possible, où de nombreux journaux ont milité pour la sortie de l'Union. En 2001, Jean-François Kahn expliquait que : « les journalistes, dans leur immense majorité sont issus du même milieu, formés à la même école, fréquentant les mêmes espaces, porteurs des mêmes valeurs, imprégnés du même discours, façonnés par la même idéologie, structurés par les mêmes références, ayant souvent connu la même évolution ou le même cursus, et ils finissent pas penser presque tous pareils ». Ils sont devenus les "Chiens de garde" du système et un véritable instrument antidémocratique par leur désinformation massive ou simplement en ignorant volontairement certaines informations qui n'existent plus que par le biais de sites alternatifs. Avec le Brexit l'Europe comme instrument du capital et des multinationales, vient de prendre un sérieux coup. L’étendue du despotisme financier étant inversement proportionnelle à l’étendue du contrôle dont il fait l’objet, il est dans sa nature d'exiger le déni de la souveraineté populaire et la mise hors jeu de la délibération démocratique, comme le démontra le président de Goldman Sachs exigeant l'annulation du Brexit.

La marque du divin

Malgré tout le Brexit eut lieu contre vents et marées, provoquant une secousse de grande ampleur sur tout le continent et un raz de marée financier qui va parcourir le monde entier le 24 juin 2016. Les bourses chutent et les monnaies tanguent, obligeant les banques centrales à des interventions massives. Or le 24 juin 2016 est une date symbole qui intervient après une autre très importante, celle du précédent krach boursier du 29 septembre 2008 et ses 777,7 points de perdus en un jour. Entre le 29/09/2008 et le 24/06/2016, il s'est écoulé 2825 jours, soit 7 ans, 8 mois et 25 jours. Cela donne donc 7 ans, 7 mois + 56 jours soit 7 semaines + 7 jours. Si on décompose on obtient:
7 ans, 7 mois, 7 semaines et 7 jours après le précédent krach boursier.

Comme il n'y a qu'une chance sur des millions pour arriver à un tel résultat, le marqueur des 7 ne peut être que divin. Le décompte se faisant à partir du 29 septembre 2008, on est en droit de se questionner également sur cette date. Le 30 septembre correspond à la fête des trompettes, 4ème fêtes de l'Eternel, mais comme on célèbre la fête au coucher du soleil de la veille, on se retrouve bien sur notre calendrier le 29 septembre. On peut donc légitimement considérer que le shofar divin de la 4ème trompette de l'Apocalypse a raisonné au jour symbolique de cette même fête des trompettes. À l'époque j'avais commencé à écrire mes premiers articles des Lettres à l'Epouse et j'avais noté le 10/10/2008:
Depuis le jour des trompettes et celui des expiations, les évènements qui s’enchaînent doivent nous interpeller, car ils sont lourds de sens.
-Adoption du plan Paulson pour 700 milliards.
-7 banques centrales abaissent brutalement leur taux pour enrayer la chute des Bourses
-Wall Street chute de plus de 7% pour la septième fois consécutive.
-Aujourd’hui Les Etats-Unis accueillent en position d’accusés un G7 de crise


Avec du recul, je comprends mieux pourquoi le Seigneur m'a poussé à écrire en ayant une vision spirituelle sur les évènements d'actualité à partir de fin 2007. Désormais des archives existent et vont certainement servir dans l'avenir comme support historique pour la suite des évènements eschatologiques. J'avais déjà à l'époque l'intuition qu'il me faudrait mon propre support historique, car le net est trop volatil et filtre trop les informations pour être objectif dans sa pertinence. Des sites comme Voxdei ont disparu et avec eux des commentaires et informations précieuses. Mais j'avais anticipé ce problème, car le site était trop ambigu dans son approche spirituelle pour être soutenu par l'Esprit Saint. Désormais peu importe, les archives sont scellées dans les Lettres à l'Epouse et les sites "aspirés" et mis à l'abri en cas d'effacement externe. Dans ce timing divin je suis heureux que les premiers articles sur les trompettes de l'Apocalypse aient été écrits avant la date du Brexit, car sinon on m'aurait soupçonné de faire coller les dates a posteriori et là comme les articles sont datés et non révisés, les choses devraient être claire pour tout le monde religieux. Comme je suis le seul à développer mon sujet comme je le fais, sans me soucier de l'audience ou de l'approbation de quiconque, le champ de la focale biblique se réduit d'autant, éliminant de facto tout ce qui ne s'inscrit pas dans mes correspondances. Désormais les choses sont devenues trop complexes et imbriquées pour être décorrélées du contexte global du champ de lecture des Lettres à l'Epouse. Bref, le site et les blogs ne sont pas solubles dans la pensée chrétienne ou juive et c'est volontaire si on veut qu'elles évoluent.

J'avais interrompu en mars 2016 mon étude sur les deux témoins comme agents d'intrication, car à partir du chapitre 13 l'Histoire biblique s'inscrit dans l'actualité présente et il convient désormais de suivre pas à pas l'évolution eschatologique de la cinquième trompette dans notre quotidien. Nous avons vu dans les chapitres précédents que le temps de la Pentecôte est achevé et que les forces démoniaques sont libérées pour exercer une autorité totale sur le monde, particulièrement le monde chrétien. La déchristianisation du monde occidental peut être mesurée dans le comportement totalement amoral et même immoral du secteur de la finance ou politique qui structurent notre monde moderne. Cette montée en puissance du mal qui tend à l'absolu, est ce qui structure la bête de l'Apocalypse. Nous obtenons alors un empire diabolique avec l'Antéchrist à sa tête.

Avec le Brexit une sorte de touche finale est mise à la prophétie, dans le sens où la bête entre dans ses frontières terrestres définitives. "La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité." Apocalypse 13:2 L'ambiguïté du lion britannique, qui était encore il y a peu intégré dans l'Union, est levée et donne désormais au léopard sa forme finale. La gueule du lion britannique et les pattes de l'ours russe forment des autorités distinctes qui ne s'intègrent pas vraiment dans la bête, mais définissent par contre ses frontières Est et Ouest.

La fin de l'âge de la Pentecôte donne corps à la bête de l'Apocalypse, qui entre dans sa phase finale. Elle a désormais un corps économique avec une monnaie, l'euro. Il lui faut maintenant une âme politique forte qui contrecarre les forces centrifuges nationalistes qui tendent à la sortie de l'Union. Cette âme politique va être incarnée progressivement par un homme qui s'élèvera en autorité, jusqu'à régner avec une poigne de fer au-dessus des institutions qui lui seront soumises. Quand l'illusion de la démocratie aura disparu en Europe, alors l'Antéchrist en tant qu'homme sortira de l'ombre avec comme caution morale et religieuse le pape de Rome. Dans la crise économique en développement actuellement et qui s'achèvera dans la troisième guerre mondiale, un pays disparaîtra pour faire place à la bête, l'Amérique comme superpuissance mondiale. La route est désormais tracée.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire