vendredi 22 avril 2016

Pâques ou Pâque ? (partie 1)

Pâques babyloniennes ou séder juif ?

Pour la première Pâque après la tétrade, j'aimerais revenir sur cette fête qui devrait être la première et la plus importante pour les enfants de Dieu, mais qui aujourd'hui est totalement vidée de sa substance. Quelques rappels et rafraichissements de mémoire s'imposent me semble-t-il.

Cette année les dates "chrétiennes" et juives diffèrent énormément pour la fête de Pâque. Chez les catholiques et le monde chrétien en général on se base sur l'équinoxe et la Lune pour en déterminer la date. La définition précise du jour de Pâques fut établie en 325 par le concile de Nicée. Les Pères de l'Église réunis par l'empereur Constantin la fixèrent ainsi : « Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après. »

La fête de Pâque était célébrée de façon diverse par les Églises chrétiennes primitives. Certaines des premières Églises continuaient à célébrer la Cène le jour de la Pâque juive, en particulier les Églises syriaques attachées à la tradition johannique qui identifiait le sacrifice du Christ à l'offrande pascale. D'autres, comme l’Église de Rome, fêtaient Pâques le dimanche suivant la Pâque juive, mettant ainsi l'accent sur la Résurrection au lendemain du Shabbat. Il apparait donc que l'évêque de Rome fut le premier à s'affranchir de la tradition apostolique, ceci afin d'adapter les jours de fête au calendrier romain. En modifiant la date pascale, puis en décalant le shabbat sur le dimanche pour au final y substituer le sacrifice de la messe, c'est tout le fond biblique pascal qui fut dénaturé. A la fin on se retrouve avec ça:

"Le printemps est dans l’air ! Les fleurs et les lapins décorent la maison. Papa aide les enfants à peindre de beaux dessins sur des œufs teints de couleurs différentes. Ces œufs qui, plus tard, seront cachés et que les enfants essaieront de retrouver, sont mis dans de beaux petits paniers. Le délicieux arôme des brioches que maman fait cuire remplit la maison. Les quarante jours de privation de certains mets se terminent demain. Toute la famille met ses vêtements du dimanche en vue du service religieux qui se tiendra au lever du soleil pour célébrer la résurrection du sauveur et le renouveau de la vie. Tous ont hâte de manger le jambon et toutes les garnitures qui accompagnent les mets. Ce sera une journée joyeuse. Après tout, c’est une des fêtes religieuses les plus importantes de l’année."


Pâques, n’est-ce pas ?

Vous venez de lire une description d’une ancienne famille babylonienne ( 2,000 ans avant le Christ ) honorant la résurrection de leur dieu Tammuz, qui a été ramené des enfers par son épouse/mère, Ishtar (du nom de laquelle la fête a été nommée, Easter, Pâques en anglais). Dans la majorité des dialectes sémitiques « Isthar » se prononce « Easter ». Nous pourrions donc dire que les événements décrits ci-dessus constituent dans un certain sens la fête de Pâques. Bien entendu, cette occasion aurait aussi bien pu parler d’une famille phrygienne qui honorait Attis et Cybèle, ou encore une famille phénicienne adorant Adonis et Astarté. La description pourrait également très bien décrire une famille hébraïque hérétique qui honorait le dieu cananéen Baal et Ashtoreth (Astarté). La fête de pâque(s) est donc la bonne occasion de rafraîchir la mémoire d’une Histoire qui s’oublie. PâqueS calculé à partir de l'équinoxe, avec des œufs et des lapins, célèbre en fait Ishtar, la déesse de la fertilité babylonienne, dont le culte commença à prendre de l'ampleur après le Déluge.

La pâque juive

Si les pâques babyloniennes vous font horreur, il reste la Pâque juive, mais il va falloir être vigilant et au fait de tous les détails liés à la liturgie de la fête, car un véritable marathon religieux vous attend.

DATES PESSAH 2016: Le 14 Nissan 5776 soit le Vendredi 22 Avril 2016
Voici la liste complète officielle et confirmée par notre calendrier Juif hébraïque
(Jeune des premiers nés 2016 : 04h57 jusqu'à 21h36)
Fin consommation du Hamets Pessah 2016 : le matin du Vendredi 22 Avril 2016 à 10h29
Pouvoir de vente hamets 2016 - Vente du hamet's 2016 : Vendredi 22 Avril 2016 avant 11h53
Vendredi 22 Avril 2016 au soir, la fête de Pessah 2016 commence !
Sachant que le 1er jour commence le soir dans le calendrier juif.
Allumage des bougies de shabbat et Pessah le Vendredi 22 Avril 2016 avant 19h26
+ lecture de la hagada de Pessah
C'est l'entrée de la fête de Pessah 2016 et l'entrée de shabbat.

Ordre du déroulement du cérémonial de Pessah


Kadech : La cérémonie du Séder débute par la récitation du kiddouch sur un verre de vin ou de jus de raisin cacher, bien entendu. C’est la première des quatre coupes que nous devons boire obligatoirement accoudé du côté gauche (sur un coussin ou le dossier d’une chaise). Les quatre verres de vin du séder correspondent aux quatre étapes de la libération : « Je vous sortirai », « Je vous sauverai », « Je vous libérerai », « Je vous prendrai ». Chaque coupe doit avoir au minimum 8,6 centilitres et être bue dans sa presque totalité.
Our’hats : Se laver les mains, comme pour un repas normal, mais sans bénédiction.
Karpass : Trempez un petit morceau de céleri (ou persil, oignon, pomme de terre ou tout autre légume vert non amer) dans l’eau salée. Avant de le manger récitez la bénédiction sur les légumes. (Voir dans Haggada). Instauré principalement pour attirer l’attention des enfants qui poseront une question au sujet du trempage du Karpass dans l’eau salée. On prendra soin d’en manger moins de 30 g.
Ya’hats : Cassez la matsa du milieu et mettez de côté la plus grande moitié pour servir d’afikomen. Remettez le plus petit morceau entre les deux autres matsot. 
Maguid : Commencez le récit de la Haggada. On remplit le deuxième verre avant « Ma Nichtana ».
Ro’htsa : Lavage des mains. Après avoir terminé la première partie de la Haggada en buvant accoudé le second verre de vin (au minimum 8,6 centilitres et dans sa presque totalité), on se lave les mains pour le repas avec cette fois-ci la bénédiction « Al nétilat yadaïm ».
Motsi Matsa : On prend les trois matsot, on dit la bénédiction « Hamotsi leh’em min haarets ». On laisse retomber la matsa du dessous et en tenant la matsa entière du dessus et celle du milieu, cassée, on dit la bénédiction « Al A'hilat Matsa ». On casse la quantité d’un kazait de chacune et on mange les deux morceaux ensemble. Il est impératif de consommer minimum 30 g. accoudé.
Maror : Herbes amères (raifort ou laitue) que l’on trempe dans le harosset. Réciter la bénédiction « A’hilat Maror ». Les herbes amères se trouvant sur le plateau du séder symbolisent l’amertume de l’esclavage d’Egypte. Pour accomplir cette mitsva, nous devons en consommer 30 g. minimum sans s’accouder.
Quant au ‘Harosseth, c’est une pâte composée de noix, d’amandes, de figues, de grenades, de dattes, d’épices et de pommes représentant le mortier avec lequel nos ancêtres devaient fabriquer les briques pour la construction des villes fortifiées de Pharaon. Dans le commerce, le ‘Harosseth est généralement présenté sous forme de boule compacte. Il faudra le pétrir en le mélangeant à du vin rouge en souvenir de la plaie du sang. Cette pâte épaisse sera posée sur le plateau du séder.
Kore’h : Cassez en deux morceaux la matsa du dessous, mettre entre elles des herbes amères trempées dans le harosset et prononcer la « Ken assa Hillel ». (Voir Haggada). Pour être dans les normes, il est impératif de consommer accoudé ce « sandwich ». Il faudra pas moins de 30g. de matsa et 30g. d’herbes pour s’acquitter. Bon appétit.
Choul’han ore’h : On mange le repas.
Tsafoun : Consommation de l’afikomen. D’origine grecque, signifiant fin d’un banquet. Rappelez-vous, c’est la moitié de la seconde matsa du plat du séder que l’on a caché sous la nappe avant la lecture de la Haggada. Ceci afin d’éveiller la curiosité des enfants présents, mais également pour ne pas la consommer par mégarde. A la fin du repas, on devra en manger 30 g. minimum et accoudé. Toute consommation de nourriture sera interdite après, à l’exception des deux derniers verres de vin, afin de conserver la saveur de la matsa durant le reste de la nuit. L’afikomen symbolise à la fois l’agneau pascal, et la matsa qui l’accompagnait. Si après le birkat hamazon, on se souvient d’avoir oublié de consommer l’afikomen, il sera nécessaire de refaire une deuxième fois nétilat avec une bénédiction, manger le volume de 30 g d’afikomen, refaire birkat hamazon sans boire de vin. Le premier soir l’afikomen doit être consommée avant 1h50, le 2ème soir : sans limite.
Bare’h : On remplit le troisième verre et après avoir dit le birkat hamazon, on fait la bénédiction du vin (boré péri haguéfène), on boit le troisième verre accoudé, au minimum 8,6 centilitres et dans sa presque totalité.
Hallel : On remplit le quatrième verre et après avoir dit « Chefo’h ‘hamate’ha »,  la porte ouverte (voir Haggada) on récite le Hallel et la suite. On fait la bénédiction (boré péri haguéfène) sur le quatrième verre (toujours 8,6 centilitres), on le boit accoudé, et l’on fait la bénédiction finale sur le vin.
Nirtsa : Si vous avez accompli la cérémonie du séder dans les normes et consommé les quantités minimum, vous pouvez être certain qu’il a été accepté par D’. Dites alors « Lechana habaa Birouchalaïm » (l’année prochaine à Jérusalem).

Le culte de la tradition

Si on compare les deux Pâques ci-dessus on comprend mieux les paroles du Christ : « C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes… Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition » (Marc 7 : 7-9).

Si progressivement le monde et Israël entrent dans la période apocalyptique, c'est en grande partie à cause de la Pâque et de ce qu'elle représente dans le royaume de Dieu. Paganisé par les uns et vidé de sa substance messianique par les autres, pâque est devenue une fête vide de sens, dont les conséquences pour le monde seront identiques à celles que connurent les juifs quand les Romains rayèrent de la carte Israël, détruisirent le temple et déportèrent comme esclaves les habitants du pays qu'ils n'avaient pas massacrés. En fait, les juifs en 70 après Jésus-Christ, connurent une Pâque à l'envers qui les renvoya à la condition d'esclave d'avant cette fête. En fêtant le séder de la manière actuelle, ils créent un trou de mémoire en passant par-dessus les évènements liés à la crucifixion de Jésus. Le séder juif revient à mêler le levain des pharisiens à la pâte des matsot, afin d'entretenir une tradition qui outrage l'œuvre de Dieu. Il serait beaucoup plus judicieux pour toutes les parties de suivre l'avis de l'apôtre Paul quand il dit : I Corinthiens 5 : 7-8 « Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité ».

Je propose donc de revenir par une série d'études sur le sujet de Pâque afin d'en refaire l'historique et d'en corriger les dérives des uns et des autres.

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