vendredi 4 mars 2016

Les deux témoins de l'Apocalypse comme agents d'intrication (partie 13)

Apocalypse 14 : 1 Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. 2  Et j’entendis du ciel une voix, comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d’un grand tonnerre ; et la voix que j’entendis était comme celle de joueurs de harpes jouant de leurs harpes. 3  Et ils chantent un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre êtres vivants et les vieillards. Et personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n’est les cent quarante-quatre mille, qui avaient été rachetés de la terre. 4  Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges ; ils suivent l’agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’agneau ; 5  et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles.

Dans le chapitre précédent, l'interaction entre les sauterelles (les démons) et le champ de la moisson (les croyants), produit des grains éprouvés qui sont à la fois épurés comme de l'or, mais aussi certifié comme tel. C'est le même principe que dans la joaillerie, pour qu'un bijou ait une valeur reconnue, il faut qu'il soit estampillé. L'estampille est la marque ou empreinte qu’on applique, au lieu de signature sur des brevets, des commissions, des lettres, etc.  Cette marque peut aussi faire savoir d’où provient une marchandise, de quelle manufacture elle sort, pour garantir qu'un objet est authentique. L'expert qui estampille un bijou, engage donc son nom et sa crédibilité dans la marque qu'il appose sur l'objet. Quand il s'agit d'un bijou, outre la marque du fabricant on indique également la qualité des métaux utilisés.

La pureté d'un métal en définira sa valeur exprimée en carats ou millième. Il sert à mesurer la pureté du métal dans le bijou. Ainsi l’or pur à 99.9% est de l’or 24 carats ou 999 millièmes. La conséquence est que le carat représente 1/24ème de la masse totale d’un alliage. De l’or 18 carats ou 750 millièmes, signifie donc qu’il y a 75% d’or, les autres 25% sont d’autres métaux. Le titre au carat ou millième est donc un système de mesure de la pureté de l'or, de l'argent et du platine. Plusieurs pays européens utilisent le millième, plutôt que celui des carats employés aux États-Unis.

En bijouterie et en orfèvrerie, le poinçon est un outil permettant de marquer les bijoux et les objets afin de certifier les teneurs des différents métaux. C’est le poinçon de titre. En France, l'État appose son poinçon de titre pour les bijoux de plus de 3g pour l'or ou de 30g pour l'argent. Le poinçon de l'or 750 millième (ou 18 carats) est une tête d'aigle. Pour l'argent 800 millièmes, une tête de minerve (casque). Pour le platine, une tête de loup (950 millième). La forme du poinçon en lui-même signifie quelque chose, car chaque poinçon est propre à son propriétaire et permet de l'identifier. En plus des poinçons d'Etat, les orfèvres peuvent apposer leur propre poinçon de maître : celui-ci est en forme de losange en France renfermant le symbole choisi par lui. Si le poinçon est de forme carrée, cela signifie que le bijou est uniquement plaqué d'or ou d'argent. A l'international la forme est octogonale pour l'or et ovale pour l'argent. Dans le contour ainsi défini, le dessin proprement dit peut représenter un animal, une tête antique, un insecte, une couronne royale, un groupe de lettres, etc. Bref, seule l’imagination des graveurs peut apporter une limite à la représentation d’un poinçon. Si un objet comme une montre comporte plusieurs éléments en or par exemple, il y aura autant de poinçons que d'éléments différents.

Si je résume en quelques mots les principes qui régissent le fonctionnement de certaines institutions ou corporations, c'est que l'analogie avec ce qui se passe pendant la cinquième trompette est remarquable. Un texte antique vieux de 2000 ans, s'applique parfaitement au contexte et révèle donc une méthode très moderne et actuelle, si on l'applique à un objet de grande valeur comme la Menorah en or battu du tabernacle. Au travers de l'épreuve des sauterelles, le Seigneur produit un peuple, pur, vierge et irrépréhensible. Il forme le corps d'une nouvelle Menorah, tout en or massif. Fait d'un métal parfaitement pur et certifié comme tel par le fabricant divin. Concernant ce type d’objet et quel que soit le métal précieux, la législation française actuelle afficherait la pureté maximale de 999 ‰. Le poinçon de titre officiel imprimerait donc le nombre 999.

La Menorah étant une représentation figurative de l'arbre de vie, son parfait opposé, l'arbre de la connaissance qui mélange le bien et le mal et qui apparaît simultanément sous la forme de la statue de Daniel, sera également estampillé et titré. Cet objet symbolique façonné par le diable depuis la nuit des temps, pourrait également être estampillé selon les parties de son corps et la nature des différents métaux le composant. On aurait un poinçon spécifique pour la tête d'or, un autre pour la partie du corps en argent, en bronze et les jambes en fer. Pour les pieds qui se forment actuellement, le nom de sa marque sera celui de la bête de l'Apocalypse et son titre sera de 666, soit 2/3 de bronze et 1/3 d'argile et on dirait que c'est du toc sans valeur. Ainsi, de facto, tout le monde sera estampillé, soit par l'agneau ou la bête et personne ne sera privé de marque.

Le feu de l'épreuve généré par l'action des sauterelles va produire deux éléments distincts, des grains d'or pur en petite quantité qui seront extraits d'une masse sans grande valeur. Concernant le titre de pureté des grains d'or apposé sur le front des fidèles, ce ne sera pas un nombre, mais un nom, celui de l'agneau. Mais pourquoi utiliser le symbole de l'agneau et ne pas simplement dire qu'ils porteront Son nom? Car l'agneau est représenté depuis la nuit des temps comme un symbole quasi universel de douceur, d'innocence et de pureté. Bibliquement il est le symbole de la pureté par excellence, mais dans l'iconographie chrétienne, l'agneau renvoie également l'image de l'homme dont Dieu est le berger et dont la conduite du troupeau est déléguée à des pasteurs.

C'est précisément parce qu'il représente la pureté, que l'agneau était sacrifié dans l'Ancienne Alliance pour l'expiation du péché. Lévitique 4 : 1 L'Eternel dit à Moïse: 2 «Transmets ces instructions aux Israélites: Lorsque quelqu'un péchera involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel en faisant des choses qui ne doivent pas se faire,… 27 Si c’est quelqu’un du peuple qui a péché involontairement, en faisant contre l’un des commandements de l’Eternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable, 28  et qu’il vienne à découvrir le péché qu’il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu’il a commis… 32  S’il offre un agneau en sacrifice d’expiation, il offrira une femelle sans défaut.

Lorsque le mot "expiation" apparaît dans l'Ancien Testament en français, il est la traduction de l'hébreu "kippér" qui signifie étymologiquement couvrir. Les offrandes lévitiques "couvraient les péchés", mais devaient être renouvelées constamment pour chaque péché. De surcroît, l'agneau n'était pas un mâle, mais une femelle. Le péché n'était jamais ôté définitivement, car la nature de l'homme l'en empêche. Il faudra donc un sacrifice d'une autre nature, pour ôter définitivement le péché et amener le peuple à être considéré comme saint.
Deutéronome 7:6  Car tu es un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu ; l’Eternel, ton Dieu, t’a choisi, pour que tu fusses un peuple qui lui appartînt entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre.
Deutéronome 28:9  Tu seras pour l’Eternel un peuple saint, comme il te l’a juré, lorsque tu observeras les commandements de l’Eternel, ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies.

Dans l'Ancienne Alliance, jamais le peuple juif ne put atteindre le degré de sainteté que Dieu attendait de lui. Dans le temps de la Nouvelle Alliance, l'Eglise suivra le modèle pastoral des apôtres uniquement de leur vivant, puis rapidement de nombreuses scories dogmatiques polluèrent le corps, jusqu'à le corrompre grandement pendant le Moyen Âge. Les 7 Menorah qui représentent les 7 âges des Eglises ne seront donc jamais vraiment pures. Il faudra donc attendre la fin du temps des nations pour que l'Eternel se donne une Menorah parfaitement pure, constitué par un peuple saint. Pour y arriver, le Seigneur prendra le meilleur des deux parties, les juifs et les chrétiens, et les fondra dans un même corps, animé d'un même esprit.

Pour produire un corps parfait, il faudra un sacrifice parfait, qui ôte parfaitement le péché et donc le sanctifie. Or toute la Bible nous enseigne que seul Dieu est saint. Le mot saint, en Hébreu קדושׁ Kadosh, signifie séparé du monde, mis à part par Dieu. Le Seigneur veut donc un peuple qui sorte du monde, s'en sépare pour entrer dans le sien, le royaume de Dieu et sa maison, son Temple. Dieu a donc sanctifié dans ce monde des parties pour qu'elles lui appartiennent en propre. La première qui semble évidente, c'est sa maison, son Temple. La seconde c'est la manière dont on s'y présente pour le servir. Là encore le Seigneur a une exigence de sainteté, car Dieu ne vous invite pas en sa demeure, il vous y convoque. Les "saintes convocations" exigées par Dieu, sont des rassemblements commandés aux shabbats et aux jours solennels qu'Il a décrétés. Il est important de noter que cette exigence de s'assembler est un commandement et non une suggestion sujette à notre volonté et notre choix personnels. Pendant les 40 ans passés dans le désert, le shofar était sonné pour annoncer les saintes convocations autour du tabernacle. Ces temps particuliers étaient considérés comme saint.

Lévitiques 23 : 1 L’Eternel parla à Moïse, et dit: 2  Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les fêtes de l’Eternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. 3  On travaillera six jours ; mais le septième jour est le shabbat, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c’est le shabbat de l’Eternel, dans toutes vos demeures. 4 Voici les fêtes de l’Eternel, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. 5  Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Eternel
Exode 23 : 14 Trois fois par année, tu célébreras des fêtes en mon honneur.
(se sont des fêtes de pèlerinage, donc des saintes convocations).

Le peuple se sanctifiait donc quand il respectait les commandements de Dieu et se rassemblait autour du tabernacle pour le shabbat et les trois fêtes de l'Eternel que sont la Pâque, la Pentecôte et la fête des Tabernacles, je résume ici les points les plus importants. Le Seigneur s'est donc aménagé un espace temporel de sainteté que l'on pourrait résumer au shabbat et la Pâque, avec les deux autres fêtes qui y sont liées. Cependant un seul type de sacrifice liait tous ces éléments ensemble, le sacrifice de l'agneau mâle. L'agneau de Pâque évidemment et le Sacrifice perpétuel dans le temple. C’est au pied du mont Horeb, que Moïse reçut l’instruction d’offrir chaque jour deux agneaux d’un an à perpétuité. Le premier était offert le matin et le second dans l’après-midi. Le Sacrifice perpétuel a été célébré dès le début dans la Tente de rencontre, au milieu du désert, puis c’est poursuivi dans le temple de Jérusalem quand il fut construit.

D’une façon générale, la pratique des sacrifices était destinée à expier les fautes commises par les enfants d’Israël, que ce soit les fautes personnelles d’un individu ou celles commises par le peuple en entier. Mais cette cérémonie du Sacrifice perpétuel représentait bien plus que cela et s'apparente plus à un rituel de sanctification. Le sacrifice devait se dérouler à des heures bien précises de la journée, car il s’agissait de moments de rendez-vous entre l’Eternel et les hommes. Ces rituels du matin et de l’après-midi avaient lieu à des moments précis et annoncés à l’avance, afin que tous ceux qui désiraient y assister soient présents au moment du sacrifice. Le sacrifice du matin se déroulait à la troisième heure (Actes 2 : 15) et celui de l’après-midi à la neuvième heure (Actes 3 : 1). Ces sacrifices très particuliers étaient liés au lieu et contribuaient à sa sainteté.

Concernant le sacrifice perpétuel, nous retiendrons deux "détails" intéressants concernant la crucifixion de Jésus. "25 C'était la troisième heure, quand ils le crucifièrent. 26 L'inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots: Le roi des Juifs.…" Marc 15. C’est avec la 9e heure (sacrifice de l’après-midi) que débutait « l’entre-deux soirs ». Cette expression désigne la période de temps comprise entre le déclin du soleil et son coucher. Or c’est précisément à ce moment-là que Jésus est mort sur la croix, pendant le moment du jour où l’on immolait les agneaux pour le repas de la Pâque. "34  Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: Eli, Eli, lama sabachthani? ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?... 37  Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, expira." Marc 15. Donc, le jour de cette Pâque très particulière, le Sacrifice perpétuel se confondit avec le sacrifice de l’agneau de Pâque. Il n'y avait donc plus qu'un sacrifice qui sanctifiait, le temple, les fêtes par la Pâque et le shabbat, car le jour de Pâque est considéré comme un shabbat. Donc à un jour précis et une heure précise, un seul sacrifice sanctifie tout le peuple. Pour qui participait pleinement à ce rituel, on pouvait considérer qu'il était saint comme seul Dieu peut l'être, il était alors comme Elohim et pouvait former corps avec Lui.

L'agneau du sacrifice perpétuel consacre un lieu et le sanctifie. Celui de Pâque consacre un peuple et le sanctifie. Si l'on fusionne les deux sacrifices en un seul, le Temple et le Peuple ne font plus qu'un, lié par un même sang. Un sang qui représente tous les sacrifices qui peuvent être effectués dans le temple, un sang qui ne couvre pas les fautes, mais les ôte définitivement. C'est pour cela que Jean Baptiste s'écria en voyant Jésus venir vers lui: Voici l'Agneau de Dieu, qui "ôte" le péché du monde. Jean 1 : 29.

Par le sang de l'agneau qui introduit une Nouvelle Alliance, Dieu sanctifie un Temple neuf et un peuple neuf. Pour parvenir à ce but, Dieu démonte d’abord l’ancien temple de pierre à Jérusalem, puis « démonte » le peuple juif en le dispersant au sein  des nations. Une fois les nations évangélisées, dans leur dernier âge, Dieu va également "démonter" la dernière menorah, celle de l'âge de Laodicée, car le monde chrétien se corrompit comme le firent les juifs du temps de Jésus. Puis au temps fixé, prenant des deux parties, juives et chrétiennes, Dieu va rebâtir un nouveau Temple, une nouvelle Menorah, totalement pure. Mais qui dit ouvrage de construction du Temple, doit immédiatement y associer le jour de repos du shabbat. Les deux étant indissociables (voir l'étude sur le shabbat).

Par le Temple et le shabbat, un nouvel espace de sanctification a été ouvert dans la création et tout ce qui est intégré dans cet espace est déclaré saint. C'est dans cet espace de sainteté que Dieu désire entrer en communion avec son Epouse. Du temps de Moïse, Dieu convoquait le peuple autour du tabernacle à chaque shabbat pour célébrer cette union divine. Cependant aujourd'hui Dieu ne convoque plus le peuple devant le tabernacle pour le shabbat, mais convoque le peuple constitué en tabernacle dans le shabbat. De la "Tente de la Rencontre" ou Tente d'Assignation", on passe à la "Rencontre du Shabbat" ou à "l'Assignation du Shabbat".

Le sang de l'agneau qui fait le Temple, et le shabbat, sont les éléments qui définissent la pureté des 144000. Comme il est extrêmement difficile pour un juif de reconnaître Jésus comme le Messie et pour les chrétiens de pratiquer le shabbat, on comprend que le nombre des 144000 sur l'ensemble des croyants ne représente qu'un petit reste trié sur le volet. Ce reste forme une Epouse pure, vierge et fidèle qui suit l'Epoux partout où il va. Cette Epouse parfaitement en phase avec Dieu est le reflet d'une véritable harmonie divine. Le chant des élus dans le Ciel, devient alors un tonnerre comme la voix d'Elohim qui chante les prémices des noces de l'agneau sur Terre. Les 144000 sont l'écho du Cantique des cantiques, la flamme de Jah qui brûle dans l'ish et l'isha entonnant le cantique de l'amour. L'harmonie divine devient celle d'une musique dont les accords forment la mélodie du Cantique nouveau de l'Epouse.

Le Cantique nouveau célèbre une union qui change le statut des élus, car ils portent le nom de l'agneau ET du Père. UN seul nom, pour deux qualifications. L'élu de Dieu est donc comme Elohim et Dieu Lui-même y appose sur son front la marque de pureté qui le certifie. Le Père entre dans son shabbat en se reposant de son œuvre du sixième jour, Il se repose de son melakah, de la construction de son Temple. Mais Dieu ne se repose pas comme le ferait un homme, Il se repose sur l'Epouse comme on dépose une flamme sur sa lampe. L'allumage de la nouvelle Menorah initie donc un temps neuf, celui du septième jour, celui du millénium.

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