mercredi 17 février 2016

Les deux témoins de l'Apocalypse comme agents d'intrication (partie 11)

Apocalypse 9 : 3  De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre ; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu’ont les scorpions de la terre. 4  Il leur fut dit de ne point faire de mal à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur le front.

Dans ces versets, somme de tous les livres prophétiques, deux aspects sont présentés, le premier promet la mort du pécheur et le second le salut pour celui qui se repent. C'est même le motif premier des sons des trompettes, prévenir et appeler à la repentance. Malheureusement l'avertissement ne sera pas suivi d'effet comme on peut le lire par la suite Apocalypse 9 : 20  Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ; 21  et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols.

Cependant, une frange marginale de fidèles au Christ est épargnée. Ceux qui portent le sceau de Dieu sur le front. Si on détermine de manière biblique ce que représente ce sceau en laissant comme toujours la Parole de Dieu être son propre interprète, alors on sait qui est scellé par Dieu. Si vous faites une recherche sur internet sur ce sujet, des centaines de millions d'articles expliquent ce qu'est la marque de la bête et le fameux nombre 666. Par contre pour les scellés de Dieu vous pouvez déjà diviser le résultat par 1000, car il y a évidemment un problème pour les définir bibliquement puisqu'ils appartiennent exclusivement aux 12 tribus d'Israël et qu'aucune mention n'est faite de l'Eglise des nations. Comme on n'a pas d'explication vraiment logique à ce paradoxe biblique, on en a conclu que les chrétiens étaient enlevés au Ciel pour les noces de l'agneau et qu'une grâce particulière était faite aux juifs pour qu'ils se convertissent et reconnaissent en Jésus le Messie. Le problème c'est que la vision de ce qui se passe dans le Ciel n'a pas la même répercussion sur la Terre. Car ce qui est révélé dans les sept sceaux concerne la restauration du Temple dans le Ciel, justement parce que les chrétiens sur terre se détournent en masse du Christ. Donc à cause des chrétiens la maison de Dieu va être rebâtie selon un modèle parfait dont les douze tribus représentent symboliquement les éléments constitutifs. Les douze tribus sont donc un modèle comme le fut le tabernacle dans le désert par Moïse. Le Seigneur lui avait dit en effet : « Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer. » L'ordre est répété en ces termes : « Regarde et fais d'après le modèle qui t'est montré sur la montagne. » (Exode 25.9, 40). Seulement maintenant il ne s'agit pas de construire un tabernacle dans le désert, mais un temple selon le modèle que Dieu montre dans le Ciel. Un temple en forme de douze tribus et c'est justement ce que vont faire les deux témoins.

Pour résumer, les sept sceaux révèlent ce que Dieu fait dans le Ciel et les sept trompettes comment cela se développe sur Terre. Il faudra attendre que le monde chrétien soit considéré comme mort pour que les premiers éléments de ceux qui portent le sceau divin apparaissent. Les sept sceaux et trompettes de l'Apocalypse sont donc en phase sur ce sujet et ne se contredisent pas. La seule chose qui les différencie c'est le facteur temps. Dans le Ciel les choses semblent aller très vite, alors que sur Terre le processus historique peut se dérouler sur plusieurs générations. Donc au temps fixé par le Seigneur les 12 tribus sont rassemblées et parallèlement dans un mouvement inverse l'ancien temple est anéanti, soit la maison de Laodicée. Ceux qui font partie de cette maison, dont moi qui écris ces lignes, peuvent légitimement se poser des questions en voyant le toit du temple leur tomber sur la tête et se dire qu'il vaudrait mieux être ailleurs en de pareilles circonstances. Or l'ailleurs semblerait être Israël, mais ce n'est pas le cas et même loin de là. Car les douze tribus dans le Ciel ne sont pas le reflet de l'Etat d'Israël, car l'Etat d'Israël est un signe pour les nations et non un refuge pour les élus. Les deux choses ne sont en rien corrélées et ne sont pas en phase avec les évènements dont on parle ici. Les personnes qui portent le sceau de Dieu le sont par rapport à des critères spécifiques qui n'ont rien à voir avec une nationalité, cela ne concerne donc pas exclusivement les juifs.

Comment se déroulent les phases clés qui révèlent ceux qui portent le sceau de Dieu.

Apo 6 : 12  Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau ; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, 13  et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu’un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes.

Apo 7 : 2  Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant ; il cria d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, 3  Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. 4  Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël…

Apo 14 : 1 Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts…

Apo 14 : 3  Et ils chantent un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre êtres vivants et les vieillards. Et personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n’est les cent quarante-quatre mille, qui avaient été rachetés de la terre. 4  Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges ; ils suivent l’agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’agneau ; 5  et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles.

Une fois qu'on a fait ce premier tri en faisant un peu le ménage dans le livre de l'Apocalypse, les choses deviennent plus claires. Grâce aux versets ci-dessus on sait ce qu'il y a de gravé sur le sceau, qui le porte et quand commence le temps du "marquage" sur le front. Il va maintenant falloir mettre tout cela en phase avec le reste de la Bible, sinon plus rien n'a de sens.

Apocalypse 14 : 3 nous apprend deux choses essentielles :
Premièrement un peuple aux dimensions bibliques parfaites est révélé dans le Ciel. C'est donc également une forme de Temple aux proportions parfaites et une forme d'arbre de vie qui porte de nombreux fruits qui transparait au travers des 12 tribus.
Deuxièmement; ils suivent fidèlement l'agneau.

S'il s'agissait exclusivement des juifs, cela voudrait dire qu'actuellement un grand nombre de juifs en Israël se convertirait au christianisme, on en est loin et même de beaucoup.
S'il s'agissait  d'une forme allégorique des chrétiens dans le monde, l'image de l'Epouse s'imposerait et non celles des 12 tribus qui renvoient à l'idée de spécificités exclusives à ce peuple.

Ce que l'on sait par contre c'est que Jésus Lui-même est l'étoile du matin: "Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l'étoile brillante du matin." Apo 22 : 16. Et qu'Il vient comme un rejeton, ce qu'il faut comprendre comme une nouvelle génération d'hommes, celle que préfigure le temps nouveau annoncé par le jour nouveau qui vient avec le levé du soleil. L'image du rejet botanique n'est pas anecdotique, mais symptomatique, elle révèle qu'une nouvelle plante pousse, mais à partir de racines anciennes. Scientifiquement le rejet peut être consécutif à un traumatisme (à la suite de la coupe d'un tronc par exemple). L'arbre présente alors un déséquilibre entre sa masse racinaire et sa masse aérienne qu'il compense en émettant les rejets nécessaires au retour à l'équilibre. Bibliquement parlant nous avons une génération messianique nouvelle, mais qui croît sur des racines anciennes. Ces racines sont juives, car l'Eternel a un amour immodéré pour Sion. C'est ce qui est déclaré en Esaïe 62 :1 Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, Pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, Jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume. 2  Alors les nations verront ton salut, Et tous les rois ta gloire ; Et l’on t’appellera d’un nom nouveau, Que la bouche de l’Eternel déterminera. 3  Tu seras une couronne éclatante dans la main de l’Eternel, Un turban royal dans la main de ton Dieu. 4  On ne te nommera plus délaissée, On ne nommera plus ta terre désolation ; Mais on t’appellera mon plaisir en elle, Et l’on appellera ta terre épouse ; Car l’Eternel met son plaisir en toi, Et ta terre aura un époux. 5  Comme un jeune homme s’unit à une vierge, Ainsi tes fils s’uniront à toi ; Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, Ainsi tu feras la joie de ton Dieu.

Nous voyons qu'Esaïe sert de révélateur pour cette portion de l'Apocalypse. Ainsi un à un tous les livres des prophètes se fondent en un seul. La notion de salut qui paraît comme l'étoile du matin à l'aurore, pour faire de Jérusalem une épouse fidèle, revient à réaliser la fusion antinomique de deux notions religieuses, celle de l'Eglise chrétienne et de la nation juive. C'est ce que révèle en filigrane tout le livre d'Esaïe découpé en 66 chapitres comme autant de livres dans la Bible. Esaïe ne révèle pas uniquement l'image du Messie, mais également la mission globale de Celui-ci et le peuple qui le suit. Au travers d'Esaïe la pensée de l'Eternel se développe pour révéler Sa vision messianique des choses et elle est bien différente que celle qu'appréhende les hommes; Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l'Eternel (Es 55:8) . Esaïe nous dit également que le Messie montera, il s’élèvera, il s’élèvera bien haut et il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie (Es 52). Il s’est élevé comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée. Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance. Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Eternel prospérera entre ses mains (Es 53). Pour le ressuscité l'Eternel prépare alors une Epouse à Son  image. Stérile, toi qui n’enfantes plus, ta postérité envahira des nations (Es 54). Voici, tu appelleras des nations que tu ne connais pas, Et les nations qui ne te connaissent pas accourront vers toi (Es 55). Que l’étranger qui s’attache à l’Eternel ne dise pas : L’Eternel me séparera de son peuple ! Car ainsi parle l’Eternel : Aux eunuques qui garderont mes sabbats, Qui choisiront ce qui m’est agréable, Et qui persévéreront dans mon alliance, Je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom Préférables à des fils et à des filles ; Je leur donnerai un nom éternel, Qui ne périra pas. Et les étrangers qui s’attacheront à l’Eternel pour le servir, Pour aimer le nom de l’Eternel, Pour être ses serviteurs, Tous ceux qui garderont le shabbat, pour ne point le profaner, Et qui persévéreront dans mon alliance, Je les amènerai sur ma montagne sainte, Et je les réjouirai dans ma maison de prière ; Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel ; Car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. Le Seigneur, l’Eternel, parle, Lui qui rassemble les exilés d’Israël : Je réunirai d’autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés. (Es 56).

Au fil de la lecture des chapitres d'Esaïe on comprend que le peuple de Dieu n'est pas exclusivement composé de juifs, mais exclusivement de ceux qui aiment l'Eternel, gardent le shabbat et persévèrent dans Son alliance. C'est la raison pour laquelle les 144000 de toutes les tribus des fils d’Israël décrites dans le chapitre 7 de l'Apocalypse, voient deux noms dans l’énumération des douze noms classiquement évoqués, modifiés. Dan et Ephraïm disparaissent au profit de Joseph et Lévi. Pour comprendre cela, il faut revenir à la séparation des royaumes entre Juda et les 10 tribus du nord formant Israël. Jéroboam (roi d'Israël de -931 à -910) ayant été reconnu roi par les dix tribus d'Israël, et voulant séparer pour toujours ces dix tribus de la maison de David, jugea à propos de leur donner des dieux nouveaux qu'ils adorassent dans leur propre pays, sans être obligés d'aller au temple de Jérusalem pour y rendre leur culte au Seigneur (1 Rois 12 :26-28). "Jéroboam dit en lui-même : Si ce peuple va à Jérusalem pour y offrir des sacrifices au Seigneur, son cœur se retournera bientôt vers Roboam, roi de Juda, son Seigneur ; ils me tueront et se donneront à lui. C'est pourquoi il fit deux veaux d'or et dit au peuple : Israël, voilà vos dieux qui vous ont tiré de l'Egypte; et il les mit l'un à Béthel, et l'autre à Dan, aux deux extrémités de son royaume. 31  Jéroboam fit une maison de hauts lieux, et il créa des sacrificateurs pris parmi tout le peuple et n’appartenant point aux fils de Lévi." Ce qui devint un sujet de chute pour le peuple qui allait à Dan et à Béthel adorer ces veaux d’or. Dan et Bethel situé dans le territoire d’Ephraïm, représentent donc symboliquement les limites d'un territoire dont le peuple se détourne de Dieu pour obéir à un roi plutôt qu’à Dieu. Dans les faits c'est tout le territoire contrôlé par Jéroboam qui se détourne de l'Eternel, car les fidèles migrèrent dans le territoire de Juda et y résidèrent. 2 Chroniques 11:16 Ceux de toutes les tribus d'Israël qui avaient à cœur de chercher l'Éternel, le Dieu d'Israël, suivirent les Lévites à Jérusalem pour sacrifier à l'Éternel, le Dieu de leurs pères.

Dan et Ephraïm deviennent à cause de leurs veaux d'or, les symboles de l'extrême idolâtrie et des noms que l'Eternel efface de Sa mémoire. Cette situation va modifier par la suite le sens spirituel attribué à la tribu d'Ephraïm, qui ne sera plus considéré comme une tribu fidèle à l'Eternel, mais le symbole d'un peuple dilué au sein des nations. Cette dilution donnera alors aux nations elles-mêmes un nom, Ephraïm. Ce destin semble d'ailleurs inscrit de longue date dans les gènes d'Ephraïm. Genèse 48.19 ...(Ephraïm) sera plus grand que lui (Manassé), et sa postérité formera MELO HAGOYIM מְלֹא-הַגּוֹיִם. MELO HAGOYIM signifie littéralement "La totalité des nations". C'est étrange et mystérieux pour nos consciences humaines de considérer que finalement Ephraïm trouve sa vraie place, non au sein d'Israël mais dans tout ce qui l'entoure. Puis que Dieu intègre toutes ces nations comme un héritage dans la maison de Jacob. L'apôtre Paul aborde frontalement ce sujet qui déroute depuis toujours les juifs en Romains 11 : 25 Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement, jusqu'à ce que LA TOTALITE DES NATIONS Melo Hagoyim soit entrée.

Il est évident que lorsqu'on parle de la totalité des nations, c'est de la totalité des étrangers qui s’attacheront à l’Eternel pour le servir dont on parle. Il s'agit donc purement de l'acte de foi qui consiste à suivre le berger d'Israël révélé dans le Messie d'Esaïe. Mais l'oxymore biblique représenté par Ephraïm ne s'arrête pas là. Genèse 48-14 : « Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Ephraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé : ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né ». Israël reproduit le geste d'Isaac qui fait reposer le droit d'aînesse sur le plus jeune. Le principe de gouvernance passe donc d'Abraham à Isaac, puis Jacob et enfin Ephraïm. La couronne de l'Epouse ne repose donc pas sur les juifs, mais sur l'Eglise des nations. L’action de la bénédiction pour la magistrature est accordée à Ephraïm, car en en Ephraïm est conservé le feu de l'Esprit Saint. Cette autorité Jésus la révèle ainsi: Matthieu 18 : Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. 19  Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. 20  Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.

Au terme des jours quand les juifs reviennent dans leur pays et que l'Etat d'Israël est restauré selon de nombreuses prophéties bibliques, cela ne signifie pas que cette nation est placée au-dessus des autres pour régner sur le monde, car la couronne reste de facto sur Ephraïm qui porte l'Esprit Saint. La nation juive qui est porteuse du Verbe va donc devoir se mettre en phase avec la portion qui porte l'Esprit, mais qu'ils ne reconnaissent pas comme faisant partie du peuple de Dieu. La chrétienté ne se reconnaissant pas dans les juifs et les juifs dans les chrétiens, Dieu va donc devoir faire une chose nouvelle à partir des anciennes, un peuple neuf, avec un esprit neuf. C'est le principe du rejet qui pousse en partant des vieilles racines. Pour comprendre la suite il faut encore revenir à la bénédiction de Jacob sur ses fils en Genèse 48 : 10  "Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, Ni le bâton souverain d’entre ses pieds, Jusqu’à ce que vienne le Schilo, Et que les peuples lui obéissent." Quand vient le Mashiah (Schilo) la gouvernance passe entre ses mains. Mais Jésus remet son autorité sur son Eglise, donc pour un temps sur Ephraïm (les nations). Jusqu'au terme du temps des nations où le nom d'Ephraïm est effacé, car les nations se sont corrompues comme Babylone, et qu'il est remplacé par celui de Joseph.  Gen 48: 22 Joseph est le rejeton d’un arbre fertile, Le rejeton d’un arbre fertile près d’une source ; Les branches s’élèvent au-dessus de la muraille. 24  Par les mains du Puissant de Jacob : Il est ainsi devenu le berger, le rocher d’Israël.

Au travers de Joseph on reconnaît les traits du Messie qui pousse comme le rejeton d'Israël, pour à terme en devenir le berger. Si on suit en détail le principe d'autorité biblique appliqué au droit d'aînesse, la logique divine est plus que déconcertante et dépasse notre entendement. Elle a fait que pour un temps Israël disparaisse comme nation, pour laisser à Ephraïm le seul exercice du pouvoir. Cependant ce pouvoir est spirituel et non territorial. C'est ainsi que s'est établi le royaume des cieux en répandant dans le monde entier la bonne nouvelle de l'Evangile. Les règles de la Loi divine sont alors largement dépassées par Dieu Lui-même, car le principe de la grâce surpasse alors celui de la Loi. Le Seigneur se donnant une multitude de fils qui seront à Son service comme des eunuques, mais ayant une postérité nombreuse par l'esprit, comme l'apôtre Paul. Ou une multitude de filles comme Ruth la Moabite. Ainsi la Moabite et l'eunuque dont la Loi interdit l'intégration dans le peuple, en deviennent l'ossature et même les tenant du sceptre royal.

Mais la logique de la grâce ne peut s'exercer que si la Moabite déclare comme Ruth, "ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu" (Ruth 1 : 16) et si l'eunuque garde le shabbat et persévère dans Son alliance. Or, au terme du temps des nations, ni le shabbat, ni l'alliance est respectée et encore moins l'acceptation d'Israël au sein des nations. Les nations se détournant de l'Eternel pour se comporter comme Babylone, le nom même d'Ephraïm est effacé du Livre, comme celui de Dan. Implicitement ce qui définissait les bornes spirituelles pour les nations, est renversé. Le Seigneur va alors faire une chose nouvelle et redéfinir les frontières du Royaume en remplaçant ceux qui en déterminent les bornes. Dan est remplacé par Lévi et Ephraïm par Joseph, ce qui revient à redéfinir la fonction sacerdotale et prophétique, donc la Loi et les prophètes. Mais également le principe de gouvernance, dont à la fois Juda (les juifs) et Ephraïm (les nations) auront été indignes.

Au terme des jours, l'Eternel va donc se donner un nouveau peuple en appelant ceux qui restent fidèle au shabbat et à l'alliance en Jésus le jour de Pâque. Ceux-là et uniquement eux, forment le rejet qui s'élève des racines anciennes pour donner corps au royaume des cieux redéfinit par les douze tribus ayant exclu Dan et Ephraïm. Ce nouveau peuple se retrouve dans le nombre des 144000 qui est symbolique et renvoie à une image d’unité retrouvée dans les 12 tribus originelles du peuple juif (12X12X1000). Le nombre 144 prend alors sens et représente les juifs par les 12 tribus réunifiées, mais également l’Eglise qui revient aux fondamentaux établis par les 12 apôtres, les deux unis dans un même esprit pour former un même corps. Un corps sacerdotal représenté par la tribu de Lévi et qui sert le Messie dans Son Temple céleste. Et un même esprit par l'onction qui repose sur Joseph. Si on saisit tout cela, c’est tout le corpus biblique de la Genèse à l’Apocalypse qui s’unifie dans un corps uni comme par un mariage, celui du Messie et de Son Epouse.

La sixième trompette sonne comme un avertissement pour le monde, mais également comme un appel. Cet appel pourrait être celui-ci: "Moi le berger et le scion d'Israël, j'appelle à sortir de Babylone les brebis fidèles à Mon nom, Mon shabbat et mes fêtes. Je les appelle à se regrouper autour de Moi. Alors une à une, J'y apposerai Moi-même le sceau de Mon nom sur leur front. Vous formerez alors les nouvelles branches de la Menorah nouvelle. Un nouvel arbre de vie qui pousse au milieu des ossements desséchés. Le signe que la vie triomphe de la mort."



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