jeudi 21 janvier 2016

Les deux témoins de l'Apocalypse comme agents d'intrication (partie 7)

Avant de poursuivre avec la cinquième trompette, un peu de fond spirituel pour recadrer le contexte. Si Elie le prophète ou Jean Baptiste marchaient dans les rues de Jérusalem ou de Rome pour appeler les gens à la repentance en sonnant du shofar dans les rues juste habillé d'un manteau de poils de chameau, il est fort à parier qu'au mieux on les considérerait comme des hippies excentriques introduisant une forme new age musicale de rue, au pire ils seraient embarqués par des policiers pour troubles à l'ordre public. Mais en aucun cas ils ne seraient considérés comme des prophètes de Dieu, quant aux religieux juifs ou chrétiens, ils diraient que ces dangereux excentriques sont des démoniaques appelant les gens à former une secte qui détournerait les croyants de la pure foi entretenue jalousement par des générations de rabbins et de papes aux traditions séculaires. Bien sûr, on ne les clouerait plus sur une croix en les exposant honteusement à la vindicte populaire ou en les brûlants vifs en place publique, bien que l'envie reste tenace, mais on les clouerait au pilori médiatique en les vouant aux Gémonies. Bref, Dieu n'envoie plus de prophètes dans les rues, mais des signaux forts à travers la création.

Las, aucun écho ne répondant au son des premières trompettes divines, on fait un état des lieux et on passe de l'irritation à la colère. Or quel est l'état spirituel du moment, après qu'aient retenti les quatre premières trompettes? C'est la teneur de fond du texte apocalyptique qui nous renseigne sur le sujet. Les symboles attachés aux trois premières trompettes ne parlent plus à notre génération, mais par contre il y a 4000 ans tout le monde à Babylone en aurait saisi immédiatement le sens. La grêle ardente, la montagne ardente ou l'astre ardent, sont autant de symboles attachés à la nature des dieux babyloniens et pas n'importe lesquels.

Les théologiens de la Babylonie ancienne fixèrent de façon à peu près définitive la hiérarchie des dieux, en les répartissant en triades, dont les deux principales furent celle des grands dieux créateurs: Anu, Enlil, Ea, et celle des divinités astrales: Sîn, Shamash, Ishtar. Les trois dieux créateurs de la triade suprême reçoivent, en suméro-akkadien, les appellations caractéristiques qui suivent : E-Sar ou « demeure du firmament »; E-Kur ou « demeure de la terre »; enfin E-a « demeure des eaux ». Ces dieux représentent donc les trois grandes zones cosmiques qu'avaient imaginées les savants mésopotamiens : le ciel, la terre et l'océan. La toile de fond apocalyptique des trompettes est donc antique et même préabrahamique. C'est un peu comme si les enfants d'Abraham avaient fait le chemin de leur père à l'envers pour revenir s'établir en Chaldée afin d'adorer les dieux locaux et tout particulièrement la Reine du Ciel. C'est une manière subtile de dire, "vous n'êtes plus mes fils et je vous renvoie d'où vous êtes venus".

Dans l'Apocalypse à partir des trompettes, Jésus s'adresse à deux types de croyants, ceux qui sont portés par son Esprit Saint et tous les autres, qui pris en vrac représenterait Babylone représenté par le catholicisme romain qui reprend la main dans la gouvernance spirituelle mondiale. On pourrait donc à partir du chapitre 8 de l'Apocalypse, scinder le livre en deux parties, une concernant les "néo-Babyloniens" et l'autre les fils de Dieu et ce jusqu'à la chute finale de Babylone. Si on fait un tri rapide, les choses commencent à se dégrader sérieusement avec les trompettes et débutent globalement avec le nouveau millénaire. Donc au terme de 6000 ans d'Histoire biblique, débute une nouvelle ère où deux semences se font face et s'affrontent.

On commence à parler ouvertement de Babylone dans l'Apocalypse à partir du chapitre 14: 6 Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. 7  Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le Ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux.
8  Et un autre, un second ange suivit, en disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité !


On retrouve dans ce passage les caractéristiques de la trame révélée par les trompettes. D'un côté le Dieu créateur du Ciel, de la terre, de la mer et des sources d’eaux. De l'autre Babylone qui dans son mythe cosmogonique représente également le Ciel, la terre et les eaux. Or Dieu va détruire Babylone, car cette civilisation religieuse, urbaine et commerciale se dresse ouvertement contre Dieu et sa création qu'elle détruit petit à petit. C'est dans son principe ce que révèlent les trompettes et les coupes. Mais attention, ne vous méprenez pas, Dieu ne cherche pas à détruire sa création mais uniquement Babylone, soit le catholicisme romain et tout ce qui y est rattaché, car c'est justement le seul moyen de sauver la création. Apocalypse 18: 1 Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité ; et la terre fut éclairée de sa gloire. 2  Il cria d’une voix forte, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, 3  parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l’impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe.

Babylone est un système politico-religieux, favorisant jusqu'à l'outrance le développement urbain et donc l'industrie et le commerce, à un point tel que cela en viendra à détruire la création entière. Ce modèle de société est celui que l'on appelle occidental et donc "chrétien". On y exploitera les ressources naturelles jusqu'à ce qu'elles soient totalement épuisées, ce qui entraînera une guerre mondiale qui anéantira l'humanité. Babylone représente également une civilisation dans laquelle Jésus comme Messie aura totalement disparu et sera remplacé par un homme habité par Satan lui-même. Contre cet homme et ce qu'il représente, Dieu entrera en guerre ouverte pour l'anéantir. Apocalypse 18: 21  Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule, et il la jeta dans la mer, en disant : Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et elle ne sera plus trouvée.

Jérémie 51 : 60  Jérémie écrivit dans un livre tous les malheurs qui devaient arriver à Babylone, toutes ces paroles qui sont écrites sur Babylone. 61  Jérémie dit à Seraja : Lorsque tu seras arrivé à Babylone, tu auras soin de lire toutes ces paroles, 62  et tu diras : Eternel, c’est toi qui as déclaré que ce lieu serait détruit, et qu’il ne serait plus habité ni par les hommes ni par les bêtes, mais qu’il deviendrait un désert pour toujours. 63  Et quand tu auras achevé la lecture de ce livre, tu y attacheras une pierre, et tu le jetteras dans l’Euphrate, 64  et tu diras : Ainsi Babylone sera submergée, elle ne se relèvera pas des malheurs que j’amènerai sur elle ; ils tomberont épuisés. Jusqu’ici sont les paroles de Jérémie.

Même un imbécile comprendrait en lisant les paroles de Jérémie, qu'il y a une correspondance entre le passage de Jérémie et ceux relatifs à Babylone dans l'Apocalypse, il suffit pour cela de l'aider à mettre les choses en perspective. On peut donc en déduire fort logiquement que la Babylone apocalyptique n'est qu'une reproduction à l'échelle mondiale de ce que fut une ville à l'échelle locale. Or cette ville sera totalement rasée et plus jamais rebâtie pour finalement retourner définitivement au désert. Dieu ne s'en prend pas à Babylone à cause du mal fait aux juifs qui sont seuls responsables de leurs péchés, le roi de Babylone dans ce contexte n'étant que l'instrument de Dieu pour châtier Son peuple. Babylone sera détruite à cause de la destruction du temple et de Jérusalem, ce qui est considéré comme un outrage contre le Dieu d'Israël. Jér 51 : 24  Je rendrai à Babylone et à tous les habitants de la Chaldée Tout le mal qu’ils ont fait à Sion sous vos yeux, Dit l’Eternel.

Au travers de la destruction de Jérusalem, puis de Babylone, se dévoile un combat qui est loin d'être uniquement terrestre, mais cette dimension spirituelle du combat échappe à beaucoup et pourtant elle est essentielle. Esaïe parle du roi de Babylone ainsi : Isaïe 14:12 - 14 : « Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aube ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion ; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut.» Dans l’élégie sur le roi de Babylone nous comprenons entre les lignes que ce n’est pas uniquement du roi de Babylone dont il est fait mention, mais de Satan lui-même, dont le nom est révélé sous la forme de la planète Vénus ( Astre brillant, fils de l'aube ) qui représente la déesse Ishtar. Nabuchodonosor qui a détruit Jérusalem, a régné sur le plus vaste empire qu'ait dominé Babylone, ville où il a fait ériger de nombreux monuments, dont la porte d'Ishtar et l'Esagil qui est le temple principal du dieu Marduk, dieu tutélaire de la ville. L'Esagil ( la maison dont le sommet est élevé ) est une ziggourat qui représente symboliquement une montagne sacrée qui relie le Ciel et la Terre, soit les dieux et les hommes. Le nom babylonien de cette tour à étage est é, temen, an, ki. E c'est la maison/temple, temen la base/fondation, an le ciel et ki la terre. La ziggourat est une représentation qui est fondamentale dans la religion babylonienne, car elle établit une notion de relation entre tous les plans de l'Univers, c'est dans son principe la "grande montagne" de l'assemblée qui monte jusqu'aux dieux. Si on met en relation la "grande montagne" avec la porte principale de la ville qui est la "Porte d'Ishtar" et l'allée processionnelle qui les relie, la ville forme un ensemble religieux cohérent, qui fait de la ville elle-même un symbole mystique. D’où le nom de la ville qui vient du pré-sumérien Babulu , que les Akkadiens décomposent en bab-ilim , la Porte du Dieu, devenu bab-ilani, la Porte des Dieux. Le roi dans ce contexte religieux représente le fils des dieux sur terre et la grande prêtresse d'Ishtar la déesse reine du Ciel. Une fois par an dans le rituel de la hiérogamie, ils s'uniront dans la maison du Ciel située au sommet de la ziggourat par un mariage sacré célébrant les noces divines.

Cette parenthèse historique est nécessaire pour replacer dans son contexte le sens spirituel du "Ciel", de la "montagne" et de "l'astre brillant" quand on parle de Babylone. Le Ciel est le temple situé au sommet de la ziggourat où se pratiquait le rituel du mariage sacré. La montagne représente le temple de Marduk, symbolisé par un taureau, soit le chef des animaux domestiques qui conduit le troupeau terrestre et représenté par le roi.  L'astre brillant c'est Vénus qui représente la déesse Ishtar et que l'on retrouve dans la porte principale de la ville. Gardez bien cela à l'esprit quand Jérémie dit : " Car son châtiment atteint jusqu’aux cieux, et s’élève jusqu’aux nues. " Jér 51 : 9. Pour bien saisir la fureur de l'Eternel, il faut savoir que dans l'Antiquité une nation qui gagnait une guerre, était considérée victorieuse grâce à la puissance de son dieu qui était plus fort que celui de ses voisins. Ainsi quand on prenait une ville, on ramenait l'idole du dieu tutélaire de cette ville dans la capitale de l'empire pour l'exposer dans le temple principal. C'était une manière de montrer qu'on est le plus fort dans tous les domaines, du Ciel jusque sur la Terre. Ezr 1 : 7 Le roi Cyrus rendit les ustensiles de la maison de l'Éternel, que Nebucadnetsar avait emportés de Jérusalem et placés dans la maison de son dieu.

J'ai résumé le contexte babylonien au maximum pour ne conserver que le principal. Si on revient à l'Histoire, le roi de Babylone en prenant Jérusalem exécute le dessein de Dieu : "Tu as été pour moi un marteau, un instrument de guerre. J’ai brisé par toi des nations, Par toi j’ai détruit des royaumes." Jér 51 :  20. Mais en mettant le feu au temple de Jérusalem et en ramenant à Babylone le trésor de la maison de l'Eternel, c'est le Dieu très haut des juifs qui est outragé et cela Il ne l'acceptera pas. C'est ce qui est développé dans tout le chapitre 51 de Jérémie: 
11  Aiguisez les flèches, saisissez les boucliers ! L’Eternel a excité l’esprit des rois de Médie, Parce qu’il veut détruire Babylone ; Car c’est la vengeance de l’Eternel, La vengeance de son temple
25  Voici, j’en veux à toi, montagne de destruction, dit l’Eternel, A toi qui détruisais toute la terre ! J’étendrai ma main sur toi, Je te roulerai du haut des rochers, Et je ferai de toi une montagne embrasée
(c'est une manière imagée de dire je mettrais le feu à ton temple).
51  Nous étions confus, quand nous entendions l’insulte ; La honte couvrait nos visages, Quand des étrangers sont venus dans le sanctuaire de la maison de l’Eternel. 52  C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Eternel, Où je châtierai ses idoles ; Et dans tout son pays les blessés gémiront…
58  Ainsi parle l’Eternel des armées : Les larges murailles de Babylone seront renversées, Ses hautes portes seront brûlées par le feu ; Ainsi les peuples auront travaillé en vain, Les nations se seront fatiguées pour le feu.
( La porte d'Ishtar était la porte principale de la ville, en brûlant les portes de la Reine du Ciel, c'est comme si on embrasait  l'idole de la déesse.)

Si vous avez saisi l'idée générale, laissez-vous porter par l'Esprit Saint pour mettre les choses en perspective avec notre monde moderne et son Histoire. Si vous lisez tout le chapitre 51 de Jérémie, il est évident comme le nez au milieu du visage que dans les grandes lignes on en reprend les traits généraux dans le livre de l'Apocalypse quand on  se réfère à Babylone. Sortez du milieu d'elle, la coupe d'étourdissement, la mer comme symbole des nations, etc.

L'analogie avec Babylone commence avec les trois premières trompettes qui dans un sens symbolique renvoient à la triade cosmogonique babylonienne. C'est une manière spirituelle de dire, attention, votre monde change de nature spirituelle, de chrétien, l'Occident bascule progressivement à un autre état spirituel assimilé symboliquement à Babylone. La montée en puissance de l'Europe favorisée par les papes de Rome comme Jean-Paul II le réunificateur de avec l'Europe de l'Est, puis la mise en place de l'euro comme monnaie commune, deviennent autant de signaux annonçant un changement d'ère. C'est la résultante d'une Amérique évangélique qui s'effondre spirituellement et coule à pic dans la mer, quand simultanément de cette même mer émerge la bête de l'Apocalypse.

En se détournant massivement de Jésus Christ, l'Eglise se déstructure et progressivement commence à détruire le Temple spirituel représenté par le corps de l'Epouse. Ses trésors sont alors progressivement transférés à Babylone qui les place dans son temple, soit l'Europe. Cela fait 10 ans que j'explique cela de long en large et en travers depuis que j'écris pour le Seigneur, je n'y reviens donc plus. Les trois premières trompettes marquent donc le début de la phase de transition. On notera quand même une ironie de l'Histoire, Babylone qui avait détruit le premier temple de Jérusalem, deviendra l'artisan de la reconstruction du troisième, pour pouvoir y introniser son dieu vivant, l'antéchrist.

La chrétienté dans son ensemble est donc dans une formidable phase de régression qui la renvoie au temps de Babylone. Il est quand même singulier que le Seigneur écrive il y a 2000 ans dans un style compréhensible uniquement par Abraham 2000 ans avant, pour une Eglise du XXIe siècle 2000 ans plus tard. Non seulement il y a un grand écart dans le temps, mais en plus ces mêmes temps sont scellés, car quand vient l'interprétation des trompettes, il devient impossible de revenir en arrière, car le corps est mort. C'est une manière de dire, le temps des nations est achevé, il faut aller de l'avant.

L'état d'esprit général de l'Eglise actuelle étant celui de la régression vers Babylone, on peut reprendre la prophétie d'Ezékiel sur les ossements desséchés et la réactualiser. Israël est une nation qui avance à contre-courant dans l'Histoire biblique, d'abord les juifs reviennent, puis un Etat est fondé et à la fin l'Esprit Saint revient vers le peuple qui accepte Jésus comme le Mashiah. C'est ce qui est symboliquement développé dans la vision d'Ezékiel sur vallée des ossements du chapitre 37 : 1 La main de l’Eternel fut sur moi, et l’Eternel me transporta en esprit, et me déposa dans le milieu d’une vallée remplie d’ossements. 2  Il me fit passer auprès d’eux, tout autour ; et voici, ils étaient fort nombreux, à la surface de la vallée, et ils étaient complètement secs. 3  Il me dit : Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre ? Je répondis : Seigneur Eternel, tu le sais. 4  Il me dit : Prophétise sur ces os, et dis-leur : Ossements desséchés, écoutez la parole de l’Eternel ! 5  Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel, à ces os : Voici, je vais faire entrer en vous un esprit, et vous vivrez ; 6  je vous donnerai des nerfs, je ferai croître sur vous de la chair, je vous couvrirai de peau, je mettrai en vous un esprit, et vous vivrez. Et vous saurez que je suis l’Eternel.

La prophétie d'Ezékiel est pour les juifs et eux seuls. On la voit s'accomplir sous nos yeux et il ne manque plus que l'esprit pour qu'ils vivent, ce qui arrivera quand les deux témoins seront là. Mais j'aimerais maintenant la compléter en y ajoutant les chrétiens. Une fois la vallée vide, car les ossements s'étaient rassemblés en Israël, le Seigneur sonna de la trompette une première fois et l'esprit se retira de l'Eglise. En masse comme un troupeau devenu aveugle, l'Eglise s'avança alors vers une vallée désolée. Arrivé dans la vallée, retentit une seconde trompette, l'Eglise comme un corps malade commença à pourrir sur place. Ses yeux tombèrent, sa chair entra en putréfaction et sa langue fut mangée par la vermine. Elle était désormais muette. Puis sonna une troisième trompette et toute la chair disparue pour ne laisser apparaître que des ossements qui ne pouvaient même plus entendre le son de la trompette, car n'ayant plus d'oreilles. Puis retentit une quatrième trompette, et un vent souffla qui dispersa en poussière la vallée remplie d'ossements. Il ne resta à la fin que trois squelettes figés comme un témoignage pour l'éternité. Le premier était dans la position de celui qui resta jusqu'au bout sourd aux sons des trompettes, le second resta muet à l'appel et le troisième ne voulut jamais rien voir. L'Eternel les laissa là comme un témoignage aux générations futures. Puis Sa voix puissante comme une trompette retentit sur toute la vallée et dit: " Je t'avais donné comme Epouse à Mon fils, mais comme la prostituée de Babylone tu t'es conduite, alors comme cette ville tu retourneras à la poussière ! "

2 commentaires:

  1. Merci beaucoup pour ces paroles, Mais j'aimerais que vous sachiez que mes questions sont nullement pour jeter le doute mais plutôt pour mieux comprendre ce que le Seigneur vous a adonné pour son petit troupeau. La compréhension du mystère est la clé du salut. Dans la parabole du Semeur de Mathieu 13, ceux qui reçoivent la semence le long du chemin sont ceux qui ne comprenne pas la parole et l'ennemi vient pour la leur ôté. Je ne veux pas que cela m'arrive. voila pourquoi, je pose des questions et j'ai encore besoin d'en poser encore plus mais malheureusement, je ne peux que le faire sur ce portail. De ce fait, en rapport avec la prophétie des ossements de Ézéchiel 37, vous avez dit qu'elle concerne exclusivement les juifs et eux seul. Par contre le verset 11 dit:"Et il me dit: fils de l'homme, ces os, c'est toute la maison d’Israël." Conformément à la prophétie complémentaires de 2 bois, il ressort que Ephraïm représente l'épouse des nations. Est ce que dans cette optique n'allons nous pas inclure l'épouse des nations dans la prophétie des ossements car Ephraim fait aussi parti de la maison d’Israël? En attendant votre réponse, je vous prie de recevoir mes salutations fraternelles.

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  2. Si Christian, on y vient progressivement. Je suis comme toi, je découvre comme un écolier qui voit sa pensée structurée par le Verbe. Le fait d'écrire une étude ne signifie pas qu'on en est forcément l'auteur. Je m'explique, quand on parle des épîtres de Paul ce n'est pas l'auteur que l'on retient comme motif de lecture, mais l'Esprit Saint qui l'a inspiré. C'est donc l'esprit qui prime et non l'homme et selon ce critère, telle ou telle personne est choisie pour être intégrée dans le canon biblique, c'est ce qui à terme fit la Bible dans son ensemble. Le problème, c'est que certaines parties de la Bible sont scellées et aucune intelligence humaine n'est en mesure de pouvoir en briser les sceaux, car seul l'Esprit Saint par la volonté du Christ peut le faire. La Genèse et l'Apocalypse sont l'exemple type de ce genre d'écriture. C'est comme si on avait enroulé toute la Bible comme un seul rouleau et mis un sceau à chaque bout. Impossible d'en comprendre le tout, tant que les sceaux ne sont pas brisés. Quand les sceaux sont brisés, alors TOUT le contenu du Livre est révélé. Depuis quelques années visiblement le temps est venu de briser ces sceaux et morceau par morceau le Seigneur dévoile sa pensée par le Verbe. Quand j'écris, je suis le cheminement de cette pensée divine, mais à mon rythme, qui est celui des études dans les Lettres à l'Epouse. Mais volontairement les éléments de cette pensée, bien que révélée, sont eux-mêmes fractionnés dans les blogs ou le site. Il faut donc vraiment faire un réel effort pour y avoir accès, c'est une manière de vanner le grain. Actuellement il paraît évident que l'on va vers le dévoilement complet de l'Apocalypse quand on arrivera au bout de la septième trompette, car le reste coule de source si on maîtrise bien les 12 premiers chapitres. Mais avant d'écrire, j'ignore complètement quel sera le contenu du nouvel article et je progresse au rythme imposé par l'Esprit Saint. Dans le cadre de l'étude sur les deux témoins, il apparaît qu'on commence par la fin, puis que progressivement le Seigneur révèle comment par les trompettes successives on arrive au but qu'Il s'est fixé. Fatalement à un moment donné, les fidèles de l'Eglise des nations et les juifs qui se tournent vers le Christ vont finir par se rencontrer, c'est d'ailleurs pourquoi viennent les deux témoins. Mais avant, il faut que les deux témoins eux-mêmes se mettent en phase, c'est ce que révèlent en toile de fond les trompettes de l'Apocalypse. La suite va certainement répondre à bien des questions, alors patientons.

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