lundi 4 janvier 2016

Les deux témoins de l'Apocalypse comme agents d'intrication (partie 5)

Si l'on considère les temps fixés pour sonner du shofar afin d'attirer l'attention du peuple de Dieu sur sa situation spirituelle catastrophique, le laps de temps entre la première trompette et la quatrième est somme toute relativement court, moins d'une trentaine d'années. Ce qui tend bien à caler les curseurs sur une vie humaine et non sur celle d'une nation ou de l'Eglise en général où les cycles seraient bien plus long, plus d'un siècle pour la renaissance Israël, voire 2000 ans pour les 7 âges de l'Eglise. On peut faire la comparaison avec la reconstruction du second temple ou Josué et Zorobabel sont utilisés comme symbole et signe du renouveau spirituel. Zacharie 3 : 8 Ecoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! car ce sont des hommes qui serviront de signes. Voici, je ferai venir mon serviteur, le germe.

La prophétie de Zacharie est la clé de compréhension de ce qui se passe dans le monde et qui concerne notre génération. Pendant que Jésus prépare Sa maison dans le Ciel et le diable son temple à Jérusalem, Dieu envoie des signes prophétiques au travers des deux témoins qui prépare le retour du Messie comme Germe de l'Eternel. Dans ce contexte très particulier, les deux témoins reprennent symboliquement le rôle de Josué et Zorobabel, mais cette fois pour achever définitivement l'œuvre de Dieu dans l'humanité. Le Temple dans le Ciel sera achevé, les fonctions, sacerdotales, royales et prophétiques, restaurées. L'Eglise va repartir à partir de ses premières racines juives pour former le rameau d'un renouveau spirituel comparable à une nouvelle Pentecôte qui n'aura plus rien à voir avec le réveil d'Azusa  Street. C'est ce que symbolise le germe, tsemah, comme branche nouvelle qui repart de la souche de l'olivier mort et qui conserve sa vie uniquement dans les racines.

La focale biblique se resserre donc fortement sur une seule génération où le mystère de Dieu va être révélé. Mais révélé ne signifie pas accepté, bien au contraire, car les pasteurs, comme les rabbins, vont s'accrocher désespérément aux branches mortes de leur olivier dénominationnel afin de conserver les prérogatives de leur charge jusqu'à épuisement de leur force. Cependant, les branches religieuses ne peuvent plus porter les fruits spirituels de l'Esprit Saint, car les responsables religieux sont devenus des portes fermées à l'action divine. Le Seigneur va donc ouvrir de nouvelles portes au travers des deux témoins. Mais pour que le peuple reprenne la route qui mène à ces portes, il va falloir secouer l'arbre mort pour libérer les fruits saints qui restent accrochés aux branches mortes. Le Seigneur va donner des signes de plus en plus évidents, indiquant que les portes sont ouvertes et qu'il est temps de se mettre en marche vers le royaume de Dieu.

La seconde trompette de l'Apocalypse

Concernant la seconde trompette qui résonne comme une corne de brume sur la mer annonçant la disparition d'un tiers de la vie marine liée à la surexploitation des ressources halieutiques, la chose est plus récente. Une équipe de recherche internationale a passé au crible plus de 200 modèles d’écosystèmes océaniques sur l’ensemble de la planète, pour évaluer l’évolution de la biomasse mondiale en poissons de 1880 à 2007 : elle conclut, en novembre 2014, que les stocks de gros poissons (thons, mérous, requins et autres prédateurs supérieurs) ont chuté de deux tiers en un siècle ; et ce déclin s’accélère : plus de la moitié de cette perte de biomasse s’est produite au cours de ces 40 dernières années, soit depuis le début de la pêche industrielle dans les années 1970.

Genèse 1 : 27  "Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. 28  Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre." Si on compare la perturbation anthropique sur l'environnement avec la bénédiction de Dieu dans la Genèse, on constate immédiatement que la domination a été remplacée par la destruction et la mort. En écoutant le diable, les hommes sont devenus une malédiction écologique. La nature au sens écologique agit donc comme un révélateur de la nature humaine, qui bascule rapidement dans les derniers jours de l'équilibre au chaos. Mais ce chaos n'est pas le fait uniquement d'une pollution massive qui détruirait la mer, mais d'une surexploitation effrénée des ressources halieutique. Le côté vénal de l'âme humaine en est grandement souligné. Les océans ne sont plus considérés comme des réserves écologiques nécessaires à la vie globale sur Terre, tel un régulateur thermique ou absorbeur de CO2, mais plutôt comme une poubelle ou un gâteau sur lequel on se jette avidement pour en prendre la plus grande part.

Dans le Nord-est du pacifique, entre la Californie et Hawaï, les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans sont acheminés par les courants marins vers un nouveau "continent" boulimique dont la taille atteint près de 3,5 millions de km² ! Mais c'est un phénomène qui touche désormais tous les océans du globe. Sous l'effet des courants marins, les déchets provenant des littoraux et des navires, flottent pendant des années avant de se concentrer dans deux larges zones connues sous les noms de "Plaque de déchets du Pacifique est" et "Plaque de déchets du Pacifique ouest". Ces deux plaques forment la "Grande plaque de déchets du Pacifique" (Great Pacific Garbage Patch), un monstre dont la taille aurait déjà triplé depuis les années 90 et qui s'étendrait maintenant sur 3,43 millions de km², soit près d'un tiers de la superficie de l'Europe. Jusqu'alors les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes, mais cela n'est plus le cas avec l'arrivée du fameux plastique. En certains endroits, la quantité de plastique dans l'eau de mer est jusqu'à 10 fois supérieure à celle du plancton et jusqu'à maintenant rien n'arrête le processus de formation de ce nouveau continent. Chaque année, environ 7 millions de tonnes de déchets sont jetées dans les océans chaque année. A cela vous ajoutez 6 millions de tonnes de polluants qui proviennent des fleuves comme les nitrates provenant de l’érosion des terres liée à l'agriculture intensive et industrielle.

Dans l'indifférence générale, la mer est donc devenue une poubelle qu'on vide de ses poissons. C'est spirituellement grave, car c'est le résultat du choix de vie occidental au niveau planétaire, donc de pays dit "chrétien". Le comportement écologique des nations "chrétiennes" révèle un fond spirituel totalement dégradé qui se répercute jusque dans son environnement. La surface des mers devient le reflet d'une âme humaine gagnée par Satan. A la pollution massive on ajoute l'exploitation forcenée des ressources halieutiques, ce qui forcément à des conséquences négatives. Pour faire face à l'extinction totale de certaines espèces de poisson, on commence à prendre des mesures drastiques pour fixer des quotas de pêche. Prenons le cas de la France qui est en passe de devenir le premier domaine maritime mondial quand toutes les demandes soumises à la Commission des limites du plateau continental seront validées. Pour ce pays le nombre des navires de la flotte de pêche métropolitaine a diminué de près d'un tiers ces 20 dernières années. Pour les gros navires la diminution est même de moitié. La France devient donc une référence eschatologique écologique. Au tiers de la mer qui change de nature, au tiers des créatures marines qui disparaissent, s'ajoute les navires ce qui résonne bien avec Apocalypse 8 : 8  Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang, 9  et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt.

Si on laisse à la France le triste privilège d'être le mètre étalon pour mesurer les rebonds du galet chrétien, la seconde trompette aurait donc sonné vers la fin du XXe ou début du XXIe siècle. Pour rester sur la trajectoire du galet, on arriverait au rebond de 2001. Année pour le moins hautement symbolique et lourdement chargée spirituellement parlant.


 2001 et la fin du pentecôtisme américain

En entrant dans le nouveau millénaire, l'âge de la Pentecôte passe du déclin à l'état moribond. Et c'est en Amérique où le réveil de Pentecôte débuta, qu'il s'éteindra en premier. George W. Bush 43e président des États-Unis, entre en fonction le 20 janvier 2001 et restera président jusqu'au 20 janvier 2009. Pendant sa présidence, deux trompettes de l'Apocalypse vont retentir qui vont rendre sourd les chrétiens au niveau mondial. George W. Bush est un protestant méthodiste présenté comme un chrétien évangélique né de nouveau, "born again", qui avait déclaré avoir été appelé à ses fonctions par Dieu lui-même. Dans son cas précis, cela signifie qu’il a été ramené par miracle sur les voies du Seigneur, qu’il a été sauvé, touché par la grâce de Dieu. Le Président, comme bien des membres de son administration, commencera sa journée par une prière et les groupes de prières n’auront jamais été aussi nombreux à la Maison-Blanche. Mais il faut savoir que parallèlement à sa foi chrétienne, George W. Bush est membre d'une Société secrète nommée "Skull & Bones" ("Crâne et Os"), aussi connu par les anglophones sous le nom de « Brotherhood of Death » (« Fraternité de la Mort »). Son père et son grand-père faisaient déjà partie de cette confrérie diabolique. Ses membres sont formés dans le plus grand secret et toutes leurs activités sont menées secrètement. L’adhésion d’un nouveau membre ne se fait que par cooptation et est soigneusement sélectionné. Le nouveau membre, appelé initié, jure obéissance et loyauté totale envers la société secrète. Avec lui, Satan préside sur les Etats-Unis. Mais on peut considérer que cela fut une erreur de jeunesse et que le sang du Christ couvre tous les péchés. Cependant si George W. Bush est réellement un chrétien évangélique "né de nouveau", il n'aurait pas hésité à dénoncer et à répudier publiquement cette Société Skull & Bones dans les termes les plus virulents, comme il sied à un vrai chrétien. Mais il ne le fera jamais.

Si l'environnement peut agir comme révélateur spirituel pour l'humanité en général, le Skull and Bones George W. Bush sera le révélateur de l'état spirituel américain et les années de son mandat de président seront autant de clous plantés dans le cercueil évangélique américain.  La "Brotherhood of Death" aura son représentant à la Maison Blanche pour prononcer l'élégie funèbre du christianisme américain. On pourrait considérer que sa première élection fut une erreur, mais pas la seconde qui sera une faute que le Seigneur ne pardonnera pas. Car les électeurs de George W. Bush sont particuliers. Le président Bush n’a pas été élu à la majorité des suffrages, mais à celle des collèges électoraux. À consulter la carte électorale de 2000, on se rend compte qu’Al Gore, même s’il l’a emporté dans les couches populaires, n’obtient la victoire que dans 676 comtés contre 2477 à George W. Bush. Al Gore a fait le plein dans les grandes villes et leurs banlieues, mais Bush l’a écrasé dans les petites villes. Confirmation, ici, d’une ligne de démarcation idéologique qui séparerait villes (et côtes) des zones rurales (et centrales) d'où émergeront deux Amériques, une noire et à revenus modestes et l'autre blanche, diplômée et aux revenus élevés. Ce sont précisément les valeurs de l’Amérique rurale, et particulièrement sudiste, qui vont s’ancrer de façon inégalée dans la vie politique américaine. L’importance de la foi du fondamentalisme protestant qui marquera essentiellement l’idéologie de l’administration Bush Jr, est issue en droite ligne de ces régions.

Le Texas de Bush se situe historiquement et idéologiquement dans le Sud profond et non à l’Ouest. Une région imprégnée de racisme, de fondamentalisme religieux, avec une économie tournée vers le pétrole. Ainsi avec Bush pour la première fois un pur produit de la Bible Belt accède au poste suprême. La Bible Belt, littéralement la ceinture de la Bible, est cette zone sudiste et sociologique des États-Unis dans laquelle vit un nombre élevé de personnes se réclamant d'un « protestantisme rigoriste ». À la fois militariste et raciste, ces fondamentalistes rigoristes blancs sont cependant l'antithèse du chrétien biblique. Le réveil pentecôtiste d'Azusa Street sera porté par des noirs à ses débuts, ce qui en dit long sur la manière de pratiquer l'Evangile aux Etats-Unis. William Joseph Seymour (1870-1922), prédicateur noir universalisera la doctrine. Priant pour le baptême de l'Esprit, le « don » arriva enfin chez l'un de ses auditeurs noirs, le 9 avril 1906, à Los Angeles. Il fonda aussitôt une assemblée, au 312 Azusa Street, où affluèrent pendant des années des centaines de fidèles, sans distinction de race ou de condition, au grand scandale des Églises établies. Le « Réveil d'Azuza Street » lança le pentecôtisme à travers le monde ; il s'implantait dès 1910 au Brésil, puis gagnait dans une moindre mesure l'Europe. Le choix de la couleur de peau pour la seconde Pentecôte, peut être comparé à la glossolalie de Jérusalem  du temps des apôtres où Dieu clairement s'adressait au monde par le biais de la diaspora. C'était une manière de tourner le dos au système établi par le clergé et les pharisiens et qui marquait également leur fin prochaine. Le choix des noirs américains par le Seigneur signe la fin du temps des White Anglo-Saxon Protestant, abrégé par l'acronyme WASP et pouvant se traduire en français par Anglo-Saxon protestant blanc, désignant l'archétype de l'Anglo-Saxon, descendant des immigrants protestants d'Europe du Nord-Ouest, dont la pensée et le mode de vie ont structuré une partie de la nation américaine depuis les premières colonies anglaises du XVIIe siècle. La longue plainte qui s'est muée en prière chez les esclaves noirs américains trouvera une réponse à Azusa Street. Le racisme et la Pentecôte ne font pas bon ménage

Quelques précisions sur la fracture religieuse américaine s'imposent. Le terme évangélique, du grec evangelion, «évangile», qui signifie « la Bonne Nouvelle », est apparu en Europe au 16ème siècle, au cours de la Réforme, lorsque des penseurs catholiques ont cherché à qualifier les Eglises protestantes qui prônaient un retour aux enseignements de la Bible. Cependant, ce sont les Grands Réveils du 18ème et 19ème siècles qui contribuent à la formation du mouvement évangélique, aux Etats-Unis comme en Angleterre, derrière George Whitefield et John Wesley, leaders du mouvement méthodiste. Aujourd’hui, le terme évangélique en Europe est souvent synonyme de protestantisme alors qu’aux Etats-Unis, il s’agit d’une subdivision à part entière de la religion protestante. Pour faire simple, on dira que les évangélistes représentent la branche active du christianisme américain représentée par le mouvement pentecôtiste. Le reste n'étant que des branches mortes du christianisme, d'où la vie de l'Esprit s’est retirée depuis longtemps, comme chez les catholiques ou les luthériens.

La branche active évangélique représente environ le quart de la population américaine au sein de laquelle s'organisent les fondamentalistes qui insistent sur l’autorité absolue de la Bible, l’inerrance de ses textes et sur le rejet de toute interprétation. Ils vont s'organiser religieusement et politiquement pour façonner l'artillerie lourde évangélique de la fin du XXe siècle, les « megachurches ». Certaines « megachurches » ont un tel succès que les fidèles se retrouvent  par milliers le dimanche et que les prêches sont retransmis à la télévision. Cette culture de masse a contribué à faire de certains pasteurs et télévangélistes évangéliques ou fondamentalistes des figures extrêmement populaires, incontournables sur la scène politique et médiatique américaine : Billy Graham surnommé parfois le « Pape du protestantisme américain », son fils Franklin Graham, les télévangélistes Jerry Falwell et Pat Robertson. C'est ces chrétiens-là qui vont faire pencher la balance électorale en faveur de G. W. Bush.

Pour mener efficacement leur « culture war » (guerre sur les questions de société), les protestants évangéliques s’allient aux Républicains, qui embrassent les positions évangéliques en matière de questions morales. Michael Lind a résumé avec humour et  un certain dédain l’intérêt de cette « alliance »: « dès 2000, par une opération à la Frankenstein, la tête sans corps du néoconservatisme du Nord-Est avait été cousue sur le corps sans tête du fondamentalisme du Sud ». La Christian Coalition devient même une « force majeure » du Parti Républicain. Fort d’avoir compris l’attachement des Américains à une certaine spiritualité dans la sphère politique, et persuadé que la défaite de George H. W. Bush en 1992 était liée à une aliénation de l’électorat religieux, le stratège politique de George W. Bush, Karl Rove, a mené avec succès une opération séduction auprès de la droite chrétienne, en particulier auprès des 4 millions des protestants évangéliques qui ne s’étaient pas mobilisés en 2000. Résultat : 80% des protestants évangéliques ont voté pour George W. Bush à l’élection présidentielle de 2004, soit 4 points de plus qu’en 2000, et ce chiffre s’est élevé à presque 90% dans les rangs les plus traditionalistes. Personnellement je me souviens bien du temps où je passais dans des Eglises évangéliques en France du temps du mandat présidentiel de Bush Jr et où le simple fait de contester son image « born again » me faisait passer pour un dangereux iconoclaste à vouer aux Gémonies. Déjà à l'époque le désert me semblait bien vaste et c'est à la fin du mandat Bush que je me suis mis à écrire. Car les paroles passent, mais les écrits restent et serviront de témoignage et certainement de preuves à charge contre toute une génération qui ne pourra prétendre qu'elle ne savait rien, car tout était déjà écrit. Notamment le cadre biblique particulier dans lequel s'inscrivent les Etats-Unis et qui va modifier en profondeur le destin de l'Humanité. Car les Etats-Unis comme phare de la chrétienté mondiale s'éteindront dans le gallot des quatre cavaliers de l'Apocalypse, alors que la lumière de la Menorah s'allumera au travers des deux témoins en Europe et en Israël.

Le fait que les évangélistes américains n'aient pu discerner la politique diabolique qui se développait à la Maison Blanche qui porte alors bien son nom avec le président Bush, souligne de manière évidente et manifeste leur aveuglement spirituel. Comment une nation qui prétend avoir tant de membres nés de nouveau et donc portés par l'Esprit Saint, a-t-elle à ce point pu à ce point manquer de discernement? C'est que l'Esprit même de la Pentecôte s’est éteint et le cœur des pentecôtistes refroidit. Les pentecôtistes américains avaient rejoint l'état spirituel des pharisiens du temps de Jésus et qui firent même bloc avec le clergé honni, qui aujourd'hui est représenté par le Vatican. Les pharisiens fondamentalistes américains vont même se marier avec la grande prostituée de Rome en s'unissant par la signature en 1994 d’une déclaration jointe, « Evangelicals and Catholics Together » (ECT), célébrant leur culture pro-vie commune. Le 9 avril 2005, à la suite du décès de Jean-Paul II, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Le 15 avril 2008, geste sans précédent aux États-Unis, George W. Bush et Laura Bush accueillirent le pape Benoît XVI à la descente de la passerelle de son avion, puis le reçurent à la Maison-Blanche au côté de 9 000 invités et donnèrent un dîner officiel en son honneur. Par ce geste le président américain signait l'arrêt de mort spirituel des Etats-Unis et passait le témoin de l'autorité religieuse et politique à l'Europe de la bête. Les trompettes comme avertissement ne raisonneront plus à l'avenir aux Etats-Unis, car on ne réveille pas un mort par le son du shofar.

Pourtant les signes d'une situation spirituelle gravissime pour les Américains étaient évidents. L'attentat du 11 septembre et la manipulation politique et médiatique mensongère qui en résultera le soulignera. La guerre était déjà inscrite dans le programme politique de Bush Jr au travers du Projet pour un nouveau siècle américain (Project for a New American Century - PNAC), un think tank qui servit à élaborer le programme électoral de George W. Bush à l’attention des donateurs de sa campagne. L'attentat servit alors de catalyseur à la programmation militaire avec en toile de fond un soutien à Israël par un remodèlement du Moyen-Orient et accessoirement une main mise sur le pétrole de la région. On connaît la suite, deux guerres gagnées militairement en Afghanistan et en Irak, puis perdues politiquement. La guerre contre le terrorisme en fera l'apologie et même la victoire éclatante de celui-ci par l'émergence de Daech. Au travers de Bush Jr le diable prouva qu'il n'est pas seulement un menteur, mais aussi un meurtrier et avec lui la guerre contre le terrorisme va commencer pour ne plus finir et même devenir mondiale.

A la catastrophe militaire s'adjoindra le désordre financier et économique. George W. Bush ne fera pas seulement entrer les Américains dans la guerre, mais également dans des tempêtes boursières majeures. Il ne faudra pas attendre longtemps pour cela. A l'éclatement de la bulle internet en 2000 qui ébranlera déjà fortement le système financier, succédera la tempête qui se déchaîne avec le krach boursier de 2001-2002 qui sera l’un des pires de l’histoire, sur la durée. Moins rapide que le krach d'octobre 1987, ses effets sur l'économie furent moins longs et persistants que ceux du krach de 1929, car les banques étaient plus importantes et résistèrent mieux aux faillites. Mais c'était reculer pour mieux sauter dans tous les sens du terme en 2007. Pour permettre aux banques de résister à la crise, on va abaisser à un niveau exceptionnellement bas les taux directeurs de la Réserve fédérale américaine, à seulement 1 %. Ces bas taux vont alors créer une bulle immobilière qui enflera démesurément jusqu'en 2007, démontrant la profonde déliquescence morale de la finance américaine devenue totalement corrompue à l'image des hommes politiques qui la dirige.

La baisse des taux va avoir des conséquences énormes, car les Américains vont s'endetter massivement, emportés par une véritable folie de consommation. Sous l'ère Bush, de 2001 à 2007, la hausse des crédits aux particuliers sera de 80%. Une envolée qui s'explique par la forte augmentation des crédits à la consommation, mais aussi par l'engouement outre-Atlantique pour la propriété qui va se transformer en bulle immobilière. En 2007, le taux d'endettement moyen des ménages américains était de 140% et atteignait 14 000 milliards de dollars. Mais l'Etat américain va aussi massivement s'endetter, car si l'on regarde sur les 30 années qui précédèrent l'ère Bush, la moitié de la dette publique a été accumulée en juste huit ans. Comment ? Avec deux guerres absurdes et deux réductions d'impôts pour les plus favorisés. La dette explose en 10 ans, passant d'un tiers à près de 100 % du PIB américain. La croissance américaine est alors massivement portée par l'endettement, mais à partir de 2007, la partie s'achève dans le pire désastre financier de tous les temps. Au deuxième semestre 2006 survient le krach des prêts immobiliers (hypothécaires) à risque aux États-Unis (les subprimes), que les emprunteurs, souvent de condition modeste, n'étaient plus capables de rembourser. À partir de l'été 2007, des banques du monde entier devront passer chaque trimestre dans leurs comptes des dépréciations de la valeur de leurs actifs liées aux subprimes. Certaines feront faillite et la crise s'installe, car du trop de crédits, on passe au plus de crédit. De financière la crise devient alors économique et une profonde récession frappe le monde en 2007/08. En 2015 ou j'écris ces lignes, on en sent encore les effets et il est certain que ses effets dureront jusqu'à la prochaine crise, qui elle sera totale et létale pour l'économie mondiale. À coup sûr nous serons alors dans le premier malheur de la cinquième trompette, mais laissons cela pour plus tard.

Malgré les guerres ou des crises financières majeures, rien ni fait, les WASP (White Anglo-Saxon Protestant) vocifèrent de plus belle au sein des megachurches et dans leurs éructations prophétiques liées au baalisme américain, ils continuent de prier et de soutenir le Skull and Bones Bush après avoir largement favorisé sa réélection. Ils se prendront alors physiquement deux claques monumentales coup sur coup qui frapperont la Bible Belt. Premièrement le 28 août 2005 avec l'ouragan Katrina qui va ravager le Sud de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. Puis, quelques jours plus tard, avec l'ouragan Rita encore pire, qui va ravager les côtes du Texas. La côte sud est donc dévastée et de nombreuses maisons sont détruites. Les WASP sont sonnés et pataugent dans la boue et les inondations de leur stupidité. Les WASP auront martelé avec fureur les clous du cercueil pentecôtiste et leur mort spirituelle sera actée par l'élection d'un noir quasi athée à la Maison Blanche, qui ne prêtera même plus serment sur la Bible comme le voulait la tradition. Avec Obama une page de l'Histoire américaine se tourne pour faire place à la bête de l'Apocalypse européenne qui est sortie de la mer et s'ébroue sur la plage des peuples. On peut donc considérer que la seconde trompette de l'Apocalypse sonna en 2001 aux Etats-Unis.

Les effets du rebond en Israël

L'ère diabolique de Bush liée à la crise des subprimes, doit également être mise en relation avec un évènement de portée eschatologique majeure et qui est totalement passé inaperçue aux yeux aveugles des chrétiens de Laodicée. Un plan de paix avait été concocté en 2003 par le « Quartet » composé des États-Unis, des Nations unies, de l’Union européenne et de la Russie, prévoyant notamment le gel des implantations en Israël et la création d’un État palestinien. Dans le cadre de ce plan, Ariel Sharon va ordonner le départ des derniers colons de Gaza en août 2005 et fera raser les colonies après leur évacuation par la force. Evènements qui seront largement médiatisés dans le monde entier. Pour la première fois depuis la création d'Israël en 1948, leur territoire va diminuer physiquement, premièrement à cause des juifs eux-mêmes, mais aussi à cause de la pression internationale. Le monde vient de mettre son doigt dans la prunelle de Dieu et va le payer très cher. Sharon finira dans un coma interminable et l'Amérique, puis le monde, vont connaître le sens de la colère de Dieu sans jamais en soupçonner la cause.

L’administration de George W. Bush qui avait fait de la « société de propriétaires » un thème central de son discours politique et qui dans le même temps va soutenir l'expulsion de plus de 8000 colons juifs de Gaza, va perdre en quelques jours dans le sud autant de maisons qu'il y eut d'expulsés en Israël. Le 23 août 2005, l'expulsion des habitants des villes de la bande de Gaza et du nord de la Cisjordanie est officiellement terminée, le 28 août 2005 l'ouragan Katrina frappe les Etats-Unis. Mais ça c'était le hors-d'œuvre, car le plat principal de la vengeance divine viendra plus tard avec la crise des subprimes qui semblera ne jamais se finir. A partir de 2006 des centaines de milliers d'Américains vont être expulsés de leur maison à la suite de saisies hypothécaires et vont se poursuivre jusqu'en 2015 où plus de 14 millions de familles ont été expulsées de leur logement.

Ariel Sharon aura été le général qui aura fait perdre la bataille de Gaza. Considéré comme le plus grand commandant de l'armée de terre de l'histoire d'Israël et un des plus grands stratèges militaires du pays. À la suite de son assaut du Sinaï durant la guerre des Six Jours et son encerclement de la troisième armée égyptienne durant la guerre de Kippour, les civils israéliens le surnomment « le roi d'Israël » et « le lion de Dieu ». Chef du Likoud à partir de 1999, il devient Premier ministre le 7 mars 2001, après le déclenchement de la seconde Intifada qu'il provoquera en montant sur l'Esplanade du Temple pour appuyer la position d'Israël qui revendique la souveraineté de ce site. Reconduit à la suite des élections législatives de 2003, il met en œuvre, en 2004-2005, après la mort de nombreux civils, le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza pour mettre un terme à la seconde intifada. Outre une immense défaite politique, cela a dû mettre en rage le second galet qui une de fois de plus à méchamment vibré en Israël. Ariel Sharon restera 7 ans dans le coma et on dira que c'est parce qu'il ne mérita pas de reposer dans la terre d'Israël qu'il resta si longtemps dans son état végétatif.

1 commentaire:

  1. Les bergers pentecotistes américains ressemblent plus à des hommes d'affaires pressés d'amasser des dollards que de servir l'Eternel. Jésus a eu une colère non contenue dans le temple car les hommes en ont fait une caverne de voleurs. Il a tout renversé. Il fera de même avec les églises qui prèfèrent AMASSSER L'argent que d'aider les plus faibles, les plus démunis, ce qui est son rôle. La charité du plus grand nombre se refroidira... disait Jésus.

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