mardi 29 décembre 2015

Les deux témoins de l'Apocalypse comme agents d'intrication (partie 4)

Si on résume les effets de la quatrième trompette de l'Apocalypse, on pourrait dire que dans les derniers jours, pour un temps donné, le christianisme entre dans une nuit noire dont il ne sortira qu'avec la venue des deux témoins. L'Esprit Saint se retirant, les forces du mal vont alors se déchaîner dans le monde, entraînant les trois malheurs des dernières trompettes qui ne concerneront que les hommes. Mais avant cela, trois autres trompettes retentissent, pour justement prévenir les hommes des malheurs qui viennent, mais qui ne concerneront que la nature. Ces trois trompettes ont déjà retenti dans le monde et le monde n'y a pas prêté attention. Mais le pire c'est que l'Eglise surtout n'y a pas prêté attention, car le son du schofar a surtout été donné pour avertir le peuple de Dieu sur son état spirituel. La question est maintenant de savoir quand cela s'est produit.

Apocalypse 8: 7 Le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre ; et le tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.
8  Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang,
9  et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt.
10  Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau ; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. 11  Le nom de cette étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères.


Les trois premières trompettes retentissent sans qu'elles soient considérées comme des malheurs, ni même comme des avertissements. Tout juste y perçoit-on une altération écologique liée à l'action de l'homme sur l'environnement. Comme c'est la nature qui souffre, c'est donc secondaire. Cependant la terre et les eaux sont des créations de Dieu pour permettre le développement de l'homme dans un environnement harmonieux. D'une certaine manière, vivre en harmonie dans la nature, c'est vivre en communion avec Dieu. Le diable a très bien compris cela, c'est pourquoi à travers Caïn il développa une civilisation urbaine et technologique qui éloigne les hommes de la nature et donc de Dieu.

La première trompette de l'Apocalypse

Désormais, à l’échelle mondiale, plus d’un homme sur deux vit en ville alors qu’en 1900 il n’y en avait qu’un sur dix. Au XXe siècle la population urbaine augmenta dix fois plus vite que la population totale. Des mégapoles immenses ont crû comme des champignons, accélérant l'exode rural. Aujourd'hui le taux annuel de croissance urbaine dans le monde est toujours encore deux fois plus rapide que celui de la croissance démographique. La population des villes augmente donc beaucoup plus vite que la population totale. En 1950 le taux d’urbanisation dans le monde était de 30 %, en 1999 de 45 % et vers la quatrième trompette en 2008 de 50%. Il se passe donc pas mal de chose dans le monde quand retentit cette trompette. Au rythme actuel de la croissance urbaine, les deux tiers  de la population mondiale seront urbains en 2025. Gardez à l'esprit que la ville c'est le fruit de Caïn, la bénédiction papale urbi et orbi sur la ville et le monde, est en réalité une malédiction prononcée par le faux prophète du Vatican.

Du fait de l'augmentation de la population des villes, on doit construire de nouvelles habitations, de nouvelles voies de communication (des routes et des autoroutes, des voies ferrées pour la circulation des TGV). Les travaux de terrassement occasionnés par la construction de ces liaisons entre villes importantes sont impressionnants, les volumes de roches déplacées sont considérables. La topographie des terrains change, la nature est bouleversée. La France perd actuellement en surface l’équivalent d’un département tous les 10 ans lié à de l'urbanisation. Ce que les villes ne détruisent pas, l'agriculture industrielle s'en chargera, à terme seules les réserves naturelles protégées resteront épargnées, autant dire peu d'espace. Ces déserts naturels seront certainement le dernier refuge de l'Epouse. Les megachurches évangéliques, avec leurs mégas stars qui se développent dans des mégapoles, ne sont donc en définitive que le fruit pourri du développement de l'arbre de la connaissance dont les branches se ramifient à travers l'urbanisation galopante du monde. L'urbanisation comme moteur de destruction de la nature est la manière la plus visible de mesurer l'action du diable dans le monde, car l'action anthropique négative sur la création est une forme de rejet du Créateur.

Comme pour la quatrième trompette il convient de savoir quand la première trompette a sonné, c'est une donnée essentielle pour fixer les temps bibliques. Un bon indicateur reste la destruction des forêts qui abritent 80 % de biodiversité terrestre et contribuent largement à la régulation climatique. Il y a quatre siècles, les deux tiers des terres étaient recouvertes de forêt, aujourd'hui il en reste seulement un tiers, l'autre tiers a donc été bibliquement "brûlé" en 400 ans. Les forêts primaires (c’est à dire faiblement anthropisées) ne couvrent aujourd'hui plus qu'un tiers de la surface forestière mondiale.

Quand il faut des siècles pour détruire les forêts et les sols, il devient difficile de donner une date précise pour la première trompette, mais une chose est certaine, le formidable développement de l'agriculture industrielle après-guerre a aussi largement contribué à détruire le sol que la déforestation. Je dirais donc que la première trompette sonna dans le dernier quart du XXe siècle, quand le déclin de l'âge de la Pentecôte devint manifeste. Comme la date est plus subjective à cause de son caractère spirituel, qu'objective à cause de la longue durée liée à la déforestation, je coupe la poire en deux sur le dernier quart du XXe siècle, soit 1975 + 12 ans 1/2 = 1987.

Comme le hasard fait bien les choses, on se retrouve sur la trajectoire de nos galets en plein rebond et pleine crise financière également. Le lundi 19 octobre 1987, la bourse de New York chute de près d'un quart de sa valeur à cause de la remontée des taux d'intérêt. Ce sera un « lundi noir » et également une sérieuse alerte sur la financiarisation de l'économie et ses conséquences futures. L'onde de choc des galets, cumulé au son du schofar, commence, à faire de sérieuses vagues dans le monde.


En Israël aussi le second galet fait des vagues avec le déclenchement de la première intifada, appelée également guerre des pierres, qui est un soulèvement de la population palestinienne contre Israël débutant le 9 décembre 1987 et qui a pris fin en 1993 lors de la signature des accords dits d'Oslo. La date est importante, car l'image d'Israël va être profondément ternie pendant les émeutes. L’intifada, c’est sa principale force, suscite l’adhésion du monde dans la mesure où elle n’apparaît jamais comme porteuse d’une menace pour l’existence d’Israël. On évalue mieux ainsi le trait de génie politique du peuple dans le choix des pierres et non des armes à feu, car ainsi bien qu'étant agresseur ils peuvent jouer les victimes. Cette retenue montrait au monde que le soulèvement constituait une menace pour l’occupant et non pour Israël lui-même dans ses frontières de 1948-1949. L'objectif de l’intifada était de créer un État palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza, l’État d’Israël revenant à ses frontières d’avant la guerre des Six Jours en 1967. Cependant, revenir aux frontières de 1967, reviendrait à cultiver un paradoxe biblique intenable. Car alors Hébron, Bethléem, une partie de Jérusalem et Bethel resteraient palestinien. L'âme historique juive qui plante ses racines dans le sol d'Israël, s'enfonceraient alors dans une terre étrangère. C'est le caractère même de l'Etat D'Israël comme nation juive qui serait profondément affecté. C'est le genre de chose qui doit faire méchamment rebondir le galet juif.

La première trompette prévient donc sur plusieurs choses:

       -Premièrement que le choc anthropique du mode de vie chrétien occidental commence à passer des lignes rouges écologiques.

       -Que l'économie mondiale se financiarise en provoquant des crises boursières et monétaires toujours plus importantes. Wall Street devient le révélateur d'une Amérique chrétienne à son crépuscule.

      -Qu'Israël va être lâché par les chrétiens occidentaux et se retrouver toujours plus isolé sur la scène internationale.

      -Que la bête de l'Apocalypse sort de la mer en Europe, guidée en cela par le pape de Rome. Lors de l'angélus du 9 novembre 2014,  le pape François salue le rôle de Jean-Paul II dans la chute du Mur de Berlin en 1989. Il appelle à construire désormais « des ponts » et non plus des murs. Il a salué particulièrement le rôle du pape polonais Jean-Paul II dans cet événement, qui en commençant par la Pologne arracha un à un les pays de l'Est à la Russie soviétique. Le pape contribue donc fortement à construire politiquement une nouvelle Union européenne dont les frontières définissent le nouveau contour de la bête de l'Apocalypse. Le pape polonais marque la renaissance du Vatican comme force politique majeure en Europe.

      -Que les grands événements eschatologiques mondiaux vont être mis en phase avec les deux témoins que Dieu a déjà lancé comme deux galets qui rebondissent sur la mer des nations.

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