dimanche 8 novembre 2015

L'EVEIL 6

Le paroxysme des conflits religieux.

On me donna un roseau semblable à une verge, en disant : Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis extérieur du temple, laisse-le en dehors, et ne le mesure pas ; car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois. Apocalypse 11 : 1-2. Le conflit ouvert entre Dieu et les hommes commencera quand le troisième temple à Jérusalem sera rebâti sans parvis extérieur, mais avec un autel. Il y a donc fatalement eu un compromis politico-religieux pour arriver à ce résultat. Or le temple du compromis n’est pas déclaré saint dans le texte de l’Apocalypse mais uniquement la ville de Jérusalem comme lieu choisi par Dieu depuis qu’Abraham y mena Isaac pour le sacrifice, puis que le roi David y fonda sa capitale pour décider d’y faire construire le temple par Salomon et enfin par le Messie qui s’offrit Lui-même comme sacrifice expiatoire parfait une fois pour toutes. Dieu a donc choisi ce lieu pour le sanctifier et y ériger Sa demeure en Jésus Christ, car en Christ nous avons l’autel par le sacrifice et le Temple par son Église.


Par Christ cette prophétie c’est donc accomplie en Esaïe 2 : 2  Il arrivera, dans la suite des temps, Que la montagne de la maison de l’Eternel Sera fondée sur le sommet des montagnes, Qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, Et que toutes les nations y afflueront. Œuvre divine que Dieu Lui-même proclama à la face du monde en Jean 12 : 28  Père, glorifie ton nom ! Et une voix vint du ciel : Je l’ai glorifié, et je le glorifierai encore. 29  La foule qui était là, et qui avait entendu, disait que c’était un tonnerre. D’autres disaient : Un ange lui a parlé. 30  Jésus dit : Ce n’est pas à cause de moi que cette voix s’est fait entendre ; c’est à cause de vous. 31  Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. 32  Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.

Le sacrifice de Jésus est un élément de la gloire de Dieu, un élément essentiel où l’on voit le Père comme Abraham mener son fils jusqu’au lieu du sacrifice, mais cette fois-ci  aucun ange n’interviendra et le sacrifice sera conduit à son terme, avec le Père bien présent jusqu’au bout. La preuve en Matthieu 27 : 45  Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. 46  Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? 47  Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : Il appelle Elie. 48  Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. 49  Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Elie viendra le sauver. 50 Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. 51  Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, 52  les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Une éclipse de trois heures alors que nous sommes à Pâque à un moment où cela est astronomiquement impossible ne peut que provenir de Dieu, puis le voile du temple déchiré qui renvoie à l’idée du Père qui voit la mort de Son fils et dans Sa douleur déchire Son vêtement et enfin des résurrections de saints que seul Dieu peut opérer. Ainsi tous ces évènements indiquent que le Père Lui-même était présent à chaque étape du sacrifice de l’agneau de Dieu. Ainsi à cause de ce que Dieu y fit, définitivement Jérusalem sera proclamée sainte.

Si l’on comprend pourquoi la ville est déclarée sainte dans l’introduction du chapitre 11 de l’Apocalypse, on doit aussi comprendre pourquoi Jérusalem n’est plus appelée la sainte au terme de la mission des deux témoins, mais Sodome et Égypte. Les hommes vont se comporter de telle manière dans la ville, qu’à terme Jérusalem va devenir un lieu de malédiction pour le monde. Car que représente Sodome si ce n’est dans son principe une relation contre nature et l’Égypte un retour vers l’idolâtrie.

Que Jérusalem soit comparé à Sodome n’est pas une nouveauté, car au paravent bien des prophètes de Dieu ont fait cette comparaison comme Jérémie 23:14  Mais dans les prophètes de Jérusalem j’ai vu des choses horribles ; Ils sont adultères, ils marchent dans le mensonge ; Ils fortifient les mains des méchants, Afin qu’aucun ne revienne de sa méchanceté ; Ils sont tous à mes yeux comme Sodome, Et les habitants de Jérusalem comme Gomorrhe. Ainsi quand par le passé les prêtres sacrifiaient dans le temple de Jérusalem tout en honorant la Reine du Ciel, allant jusqu’à placer ses poteaux sacrés dans l’enceinte même du temple, assurément la fille de Sion et Ashera étaient liées dans une relation religieuse coupable qui renvoie bien à une relation contre nature. Dans ce genre de relation, l'amour confère au vice d'une relation qui se veut purement charnelle et qui dégénère de telle sorte que la prostitution sera alors même proclamée sacrée.

La même chose se produira le jour où les juifs accepteront la médiation du pape de Rome pour trouver un accord politico-religieux concernant le Mont du Temple. Nous aurons alors les ultraorthodoxes juifs liés moralement aux adorateurs de la Vierge déclarée comme Reine du Ciel. Si de surcroît un accord est proposé pour la partition de l’Esplanade des Mosquées et que la mosquée Al-Aqsa est conservée tout en érigeant le troisième temple. Alors nous auront simultanément en un même lieu tous les symboles qui annihilent le principe que Jésus soit le Messie.  Un temple qui rend le sacrifice du Christ caduc, les adorateurs de la Vierge qui sont parties liées et les musulmans qui prient dans une mosquée pour l’ancien dieu de la Lune en tournant le dos au temple. Tout cela sera alors justifié par le simple fait qu’ils sont liés par le monothéisme et donc qu’en principe ils adorent le même dieu mais sous des formes différentes. Le même site pourra alors être appelé le Mont du Temple ou l’Esplanade des Mosquées, ou encore le Mont des Mosquées ou l’Esplanade du Temple… Nous serons dans un mélange digne de l’arbre de la connaissance qui produisit un fruit nommé Caïn, soit un mélange entre l’esprit de Satan et le corps d’un fils de Dieu. Au terme des jours on appellera le nouveau Caïn l’antéchrist et la boucle sera bouclée. Le rouleau du Livre sera replié sur lui-même entre ses premiers chapitres et ses derniers, la Genèse et l’Apocalypse se superposeront alors parfaitement.

Le comble sera alors mis à l’apostasie et il ne doit y avoir aucun doute dans les esprits qu’à ce moment-là Dieu enverra les deux témoins qui seront et de loin les plus grands prophètes bibliques de tous les temps. Car ils cumuleront simultanément l’autorité de Moïse et la puissance d’Elie. D’une certaine manière ils en seront la quintessence, soit dans leurs parties l’expression vivante du Verbe comme Jésus est l’expression de la Parole divine faite chair. Il faut alors bien comprendre ce que Dieu fait avec ces hommes, car c’est fondamental. Ils sont amenés par leur sainteté au niveau du Messie, soit l’expression visible de Dieu sur Terre. Dieu forme une image de Lui-même au travers des fils de l’huile, soit les fils de l’Esprit Saint, exactement comme Jésus fut conçu par l’action du Saint Esprit. Comme serviteurs de Jésus on peut alors considérer les deux témoins comme une nouvelle Ève façonnée à partir du nouvel Adam et nous retrouvons alors tous les acteurs du jardin d’Eden à nouveau face à face. Adam, Ève et le serpent.

Une fois le décor du jardin d’Éden replanté, on va pouvoir y rejouer la scène finale, mais cette fois-ci Ève ne va plus se laisser séduire par le serpent, mais au contraire l’affronter frontalement pour lui reprendre ce que le diable lui a ravi il y a 6000 ans, soit l’autorité divine et la sainteté. Ceci implique qu’il faudra aller au contact de l’adversaire et lui arracher de force la couronne qui fait la gloire des fils de Dieu. Comme il est alors dit dans Jean 12, le prince de ce monde sera jeté dehors. Mais hors de quoi ? Hors de la présence des fils de Dieux, hors du Temple de Dieu, hors de l’assemblée des saints. Alors qu’à Jérusalem Satan prendra pleinement possession du temple de pierre, les deux témoins en s’opposant à ceux qui auront permis sa construction deviendront les ambassadeurs du Temple dans le Ciel. La bataille du Mont du Temple sera le dernier combat de l’Épouse.

La bataille de Jérusalem pour la conquête de l’esplanade.

La ville de Jérusalem est considérée comme “trois fois sainte” car elle contient les lieux les plus sacrés des religions, juive, chrétienne et le troisième lieu "saint" de l’islam après La Mecque et Médine. Depuis les croisades les choses étaient redevenues relativement calmes à Jérusalem jusqu’au 20ème siècle. La création d’Israël en 1948 a bouleversé la situation et provoqué l’émigration de plusieurs centaines de milliers de juifs, déclenchant immédiatement l’hostilité du monde musulman renforcé par la nature confessionnelle du nouvel État. A la haine entre les juifs et les musulmans à cause d’Israël, s’ajouteront au 21ème siècle les guerres au Moyen-Orient provoqué par l’Amérique. D’une guerre locale en Israël on passe alors à une guerre globale interreligieuse qui ne dit pas son nom. En partant de Jérusalem, les cercles concentriques des guerres religieuses deviennent toujours plus larges, allant aujourd’hui de l’Afghanistan à l’Afrique.

Loin de chercher des solutions politiques pacifiques aux conflits interreligieux qui se multiplient, les juifs ultraorthodoxes vont jeter de l’huile sur le feu en poussant à tout prix la reconstruction du temple de Jérusalem. Depuis que les Romains ont détruit le Second Temple en 70 après Jésus-Christ, les Juifs prient pour qu’il soit rebâti. Le prophète Daniel avait fait de même à la fin de l’exil à Babylone, après la destruction du Premier Temple (Daniel 9:17). Aujourd’hui, les Juifs orthodoxes, ceux qui désirent le plus ardemment la reconstruction du Temple, récitent trois fois par jour cette prière : « Qu’il soit dans Ta volonté que le Temple soit rapidement rebâti de notre temps ! » Les guerres civiles en Égypte et la Syrie ou asymétriques entre l’Iran et l’Arabie Saoudite affaiblissent considérablement les Arabes et le moment tant attendu pour la reconstruction du temple semble devenir favorable.

Israël est un État laïc où tous les Israéliens sont loin d’être des religieux pieux. Cependant, le 11 février 1996, une organisation d’activistes Israéliens qui manifestent publiquement pour la reconstruction du Temple, « The Temple Mount and Land of Israel Faithful Movement » (Le Mouvement des Fidèles du Mont du Temple et de la Terre d’Israël), a fait effectuer par l’Institut International Gallup un sondage auprès des Israéliens de toutes les tranches d’âge. La question posée était la suivante : « Le Mouvement des Fidèles du Mont du Temple et de la Terre d’Israël, dirigé par Gershon Salomon, mène l’essentiel de son combat pour assurer l’avenir des Juifs et la souveraineté d’Israël sur le Mont du Temple, sur Jérusalem et sur la Terre d’Israël, et pour rebâtir le temple. Seriez-vous susceptible de soutenir le combat de ce mouvement ? » Selon ce Mouvement, les résultats de ce sondage font apparaître le plus fort taux de soutien jamais accordé en Israël à une organisation quelconque. 58,5 % des personnes interrogées ont répondu qu’elles étaient d’accord pour soutenir le combat de ce Mouvement. Les réponses les plus positives provenaient des jeunes Israéliens. Compte tenu des variables habituelles propres à de telles études statistiques, ces résultats traduisent une augmentation substantielle du nombre d’Israéliens prêts à accepter qu’Israël réaffirme sa souveraineté sur le Mont du Temple, et que le temple lui-même soit reconstruit.

Cependant les Juifs orthodoxes ne sont pas tous d’accord sur le moment et la manière de rebâtir le troisième temple. Certains croient que le temple ne peut pas être bâti dans un État laïc, mais qu’il descendra du Ciel après la restauration d’un gouvernement religieux, lorsque le Messie paraîtra, au temps de la Rédemption d’Israël. Ceux qui adhèrent à cette croyance interdisent aux Juifs de pénétrer sur le Mont du Temple, prétextant qu’ils pourraient fouler le site, non encore localisé, du Lieu Très Saint. En effet, malgré la destruction du temple, cet endroit a conservé son caractère sacré.
La plupart des Juifs orthodoxes pensent cependant que la Torah oblige la nation juive à rebâtir le temple, dès qu’il est possible de le faire (Exode 25:8). Par conséquent, depuis 1967, lorsqu’Israël a eu de nouveau accès au site du Temple, ces Juifs pensent que la nation a péché en n’obéissant pas à ce commandement divin. Ils affirment que les temples précédents n’ont pas été construits sans une préparation humaine (1 Rois 5:6; Esdras 3:7-11), et que ces efforts humains ont reçu l’approbation divine (1 Chroniques 22:14 et 23:4).

S’appuyant sur les autorités rabbiniques, ils affirment que le prophète et le Messie ne descendront pas du Ciel tant que la nation ne sera pas passée par la repentance et n’aura pas entrepris la tâche de rebâtir le temple. Ils disent donc que depuis 1967, depuis qu’Israël a recouvré sa souveraineté sur le Mont du Temple, la nation a été confrontée à des problèmes constants parce qu’elle n’a pas encore reconstruit le temple. Lorsque l’intifada palestinienne a commencé en 1987, divers groupes Juifs partisans de cette idéologie ont décidé qu’ils ne pouvaient pas attendre plus longtemps, et ont commencé à agir de différentes manières, pour préparer le jour où le temple pourrait être reconstruit. C’est ainsi qu’est né le Mouvement du Temple. Plusieurs branches de ce mouvement travaillent séparément, que ce soit dans la recherche ou l’activisme, mais en poursuivant le même but.

Pour rebâtir le temple, il est admis qu’il faut d’abord identifier avec précision l’emplacement exact des deux premiers temples. L’une des raisons invoquées est que le site du temple avait été choisi par Dieu Lui-même (Genèse 22:2; Exode 15:17; 2 Samuel 24:18; 1 Chroniques 21:18). Une autre raison est due au fait qu’il semble y avoir une continuité entre les temples. Chacun a été construit autour du Lieu Très Saint, dans laquelle se trouvait la même protubérance rocheuse du Mont Morija, appelée Even Ha-Shetiyah (Pierre de Fondation). Car c’était sur cette protubérance que l’Arche de l’Alliance avait été placée, et que la Shekinah (la Présence Divine) était descendue (1 Rois 8). C’est aussi de là qu’elle était partie (Ezéchiel 8:4 et 11:23), et c’est là qu’elle doit revenir, selon la promesse de Dieu (Ezéchiel 43:1-7). Les Juifs croient qu’aucun autre endroit ne peut convenir pour rebâtir le temple. Le problème consiste à bien localiser cet endroit. La plate-forme du Mont du Temple, conçue pour abriter le Temple et ses parvis, a été préservée tout au long des siècles. Ceci limite certes la zone des recherches. Mais le problème est actuellement insoluble, en raison de l’interdiction faite aux archéologues d’effectuer des recherches en ce lieu.

 Selon une théorie, qui a la faveur de la plupart des archéologues israéliens, le temple aurait été bâti à l’emplacement exact du Dôme du Rocher. Selon d’anciennes recherches menées par Benjamin Mazar, l’archéologue israélien qui a dirigé les fouilles effectuées près du Mont du Temple, et des recherches récentes faites par Leen Ritmeyer, architecte en chef des fouilles, on a pu tracer des diagrammes figurant l’emplacement du Premier et du Second Temple, en fonction des preuves physiques trouvées sur le site. Ritmeyer a effectué des recherches approfondies sur le rocher qui se trouve à l’intérieur du Dôme du Rocher. Il en a conclu non seulement que ce rocher était la Pierre de Fondation, mais aussi que l’on pouvait encore discerner les traces des tranchées des fondations et des murs du Lieu Très Saint, et même l’emplacement où se trouvait l’Arche de l’Alliance. La plupart des Juifs orthodoxes qui se préparent actuellement à reconstruire le Temple sont d’accord sur ce dernier emplacement. Dès que les archéologues pourront accéder au site pour effectuer des fouilles, on trouvera rapidement l’emplacement exact du Temple.

Depuis 1987, un groupe de chercheurs, rabbins, dessinateurs et artisans qualifiés, sous la direction du rabbin Yisrael Ariel, ont créé, dans le quartier Juif de Jérusalem, ce qu’ils ont appelé un « Temple en attente ». Ils ont établi les plans du temple, dessinés par ordinateur, ainsi que des vues en trois dimensions. Ils ont produit toutes sortes d’ustensiles, vêtements et autres articles nécessaires à la restauration du culte dans le temple. Cette organisation, connue sous l’appellation « Institut du Temple, » est à l’avant-garde des recherches sur le troisième temple. Voici certains articles déjà créés, ou en train d’être créés : les habits et ornements du Souverain Sacrificateur (sa tunique brodée, sa tiare d’or, et son pectoral portant, gravés sur des pierres précieuses, les noms des tribus d’Israël); les habits des sacrificateurs; la teinture bleue et pourpre (tchelet) utilisée pour les tsitsit des sacrificateurs (ce sont les franges des châles de prière); les onze ingrédients différents utilisés pour l’encens sacré; les urnes, brocs, encensoirs, fourchettes, pelles, brouettes (utilisées pour transporter les offrandes brûlées par le feu); les mizrak en or et en argent (vases employés pour répandre le sang des sacrifices sur l’autel); le vase d’or à ablutions, les flacons et coupes utilisés pour les libations; les vases pour les offrandes de nourriture; les boîtes utilisées le Jour des Expiations; le mortier, le pilon et le vase de pierre (kela) utilisés pour écraser et transporter les cendres de la vache rousse; le chandelier d’or; les instruments à cliver; les pichets à huile pour renouveler l’huile du chandelier; les trompettes d’argent pour rassembler Israël dans le temple; et l’autel pour recevoir les offrandes de farine. L’Institut du Temple expose même publiquement, dans son centre ouvert aux visiteurs, une réplique de l’Arche de l’Alliance. Toutefois, le porte-parole de l’Institut affirme publiquement qu’il croit que l’Arche originale existe toujours, cachée dans une chambre secrète située sous le Mont du Temple, à la verticale du Lieu Très Saint. Lorsqu’il sera possible d’accéder au site, et que toutes les exigences rituelles auront été satisfaites, il s’attend à ce que l’Arche soit récupérée, et replacée dans le Temple restauré.

Selon Prophecy News, depuis 2014 les juifs préparent le voile. Les éléments intérieurs et extérieurs sont graduellement reconstitués conformément au livre de l’Exode. Les pièces en or sont terminées. C’est le tour de l’énorme voile fabriqué selon les mesures de l’Ancien Testament : 20m de hauteur, 10m de largeur, 10cm d’épaisseur. Début juin 2014, ils annonçaient que le voile était en phase finale de fabrication. Ce sont les femmes juives de la communauté de Silo (voir les livres de Samuel), qui se trouvait dans l’ancienne Samarie, à environ 40minutes au nord de Jérusalem, qui sont chargées de tisser ce voile, comme cela avait été le cas dans les temps bibliques, selon le magazine Israel Today. Depuis des années, ces femmes réunissent les matériaux et réapprennent les techniques anciennes nécessaires au tissage du voile qui séparait le lieu Saint du lieu Très Saint.

Si le matériel se précise dans sa construction, pour les hommes qui serviront dans le temple les choses avancent également.  Selon la tradition rabbinique, même si les généalogies ont été perdues, et même après la dispersion des Juifs dans toutes les nations des gentils, les membres de la tribu de Lévi ont reçu l’interdiction de modifier leur nom, après avoir été assimilés au sein de cultures étrangères. Ce sont ces noms qui prouvent leur origine lévitique. C’est ainsi que nous voyons aujourd’hui des Juifs qui continuent à s’appeler Lévi ou Cohen, ou de dérivés de ces noms. Récemment, on a même mis au point un test plus scientifique pour vérifier quels étaient tous ceux qui étaient les descendants des sacrificateurs et des Lévites. En examinant tous les Juifs qui se prétendaient descendants d’Aaron, on a découvert qu’ils constituent un groupe unique, en ce sens qu’ils portent tous la même aberration du chromosome Y. L’ADN d’un individu est aussi personnel qu’une empreinte digitale. Cette caractéristique a permis d’identifier tous ces hommes comme appartenant à un même groupe séparé et distinct, que l’on peut associer au même ancêtre originel.


Sur ce constat, des organisations orthodoxes situées en Israël sont en train de former des sacrificateurs. La yeshiva fondée par Motti Dan Hacohen, appelée Ateret Cohanim, forme ses étudiants à exécuter toutes les tâches du service du Temple. Cette yeshiva affirme qu’elle n’est pas intéressée à faire de l’activisme pour pouvoir pénétrer dans l’enceinte sacrée. Mais, aidée en cela par une autre organisation sœur, Atara Leyoshna, elle a manifesté beaucoup d’agressivité pour acquérir de nombreuses propriétés arabes dans le quartier musulman, près du Mont du Temple, afin d’établir une « présence juive, » dans la perspective de la reconstruction du Temple.

Selon les rabbins du Mouvement du Temple, pour que le temple soit reconstruit, il est nécessaire que tous ceux qui pénétreront dans l’enceinte sacrée pour accomplir les tâches saintes soient rituellement purs. Étant donné que tous les Juifs sont devenus rituellement impurs dans la Diaspora, c’est-à-dire la dispersion au milieu des nations, le seul moyen de purifier les sacrificateurs et de les rétablir dans leurs fonctions est de les asperger d’eau mêlée aux cendres de la vache rousse décrite dans Nombres 19. Une vache rousse serait née en Israël et certaines discussions sont en cours pour savoir si elle peut être considérée comme acceptable, car elle présente quelques poils blancs. (NdT : Certains rabbins l’ont déclarée « casher, » car ils ont constaté que la racine de ces poils blancs était bien rousse). Toutefois, d’autres vaches rousses ont été proposées par un rancher du Mississippi, nommé Clyde Lott. Ces vaches ont déjà été approuvées par les autorités israéliennes, et admises à l’importation. Elles attendent à présent d’être transportées en Israël. C'est une tradition dans le milieu rabbinique de toujours trouver un arrangement à leur convenance quand leurs pratiques absurdes les y contraignent, la vache rousse ne sera donc pas un obstacle.

Même les sacrifices reprennent plus ou moins discrètement. Lors de la fête de la pâque juive, un groupe de juifs orthodoxes a réalisé un sacrifice sur le Mont du Temple, en suivant le rituel décrit dans les livres de Moïse. L’accès au site du Mont du Temple étant à nouveau permis aux Juifs pour des motifs religieux, il deviendra possible de rétablir de nombreux services suspendus depuis la destruction du temple. Certains considèrent que le rétablissement de ces services encouragera les religieux à exiger la reconstruction du temple, afin de compléter et de mettre au point ces actes de dévotion (voir Esdras 3:2-3). C’est pour cette raison que les fidèles du Mont du Temple, sous la direction de Gershon Salomon, ont tenté d’offrir un sacrifice de la Pâque à proximité du site de l’antique autel des sacrifices, qu’ils croient situés à l’emplacement du Dôme du Rocher. Voici comment Salomon explique pourquoi le rétablissement de ce sacrifice est tellement important pour son organisation : « Après la destruction du Temple, les principaux rabbins, en particulier le rabbin Tucochinsky, qui vivait à Jérusalem dans les années 30, avaient affirmé que le premier sacrifice de la Pâque qui serait accompli sur le Mont du Temple entraînerait la venue du Messie Fils de David, et la reconstruction du Temple ». Le leader du mouvement, le rabbin Yehuda Glick, expliqua que le rituel a été réalisé avec un maximum de précision biblique possible, enfin la partie biblique de la Torah c’est-à-dire les 5 premiers livres de la Bible. « Nous avons traité l’animal exactement comme le commande la Torah, nous avons constitué un autel comme cela se faisait au temps de Moïse, avec une cuisine construite en accord avec la Halacha (loi judaïque). Nous avons abattu l’animal avec les lévites qui chantaient en vêtements sacerdotaux, à l’image du sacrifice de Pessah (Pâques) de nos ancêtres ». Ce n’était pas la première fois que ce sacrifice avait eu lieu, en réalité depuis quelques années, ils s’entraînent avec l’aval du gouvernement israélien. Mais l’an dernier, c’était la première fois que les services vétérinaires d’Israël donnaient leur accord concernant l'abattage rituel. Plus qu’un rituel sacrificiel, c’était pour eux une préparation prophétique, en attendant la reconstruction du Temple.

Bien qu’on leur ait interdit l’accès au Mont du Temple pour effectuer ce sacrifice, lors de la dernière Pâque, le 8 avril, les membres de ce groupe ont coupé l’Omer Hatnofah (les prémices de la moisson du blé) dans des champs d’Israël, et ont offert les épis comme prémices, sur un autel de fortune imitant celui du Temple. Ils ont aussi amené des petites pierres tirées de leurs champs et les ont déposées sur le pavé du Mont du Temple. En outre, au cours de la Fête annuelle des Tabernacles, ce même groupe a restauré une cérémonie de libation de l’eau, à la piscine de Siloé. Cette cérémonie était originellement accomplie lorsque le temple était en activité. Enfin, ce groupe tente régulièrement de poser sur le Mont du Temple une « pierre angulaire » qu’ils ont spécialement préparée pour la reconstruction du temple. Ils distribuent aussi des chaînes et des sacs lors de la marche qu’ils organisent chaque année en direction du site du temple, lors de Tisha Be’Av, c’est-à-dire à l’époque du deuil commémorant la destruction des deux précédents temples.

La dérive des mouvements évangéliques.

Les pharisiens dont Jésus disait que leur père était le diable, ont aujourd'hui comme descendants spirituels les rabbins ultraorthodoxes qui étudient plus la Kabbale et le Talmud que les textes à leur source purement biblique. La tradition et la superstition ont donc largement imprégné leurs âmes, formant un terreau fertile à l'action diabolique de Satan qui veut absolument les pousser à la reconstruction du temple. Car le diable sait lui, que cette action rendra vain le sacrifice de Jésus et de facto le message de l'Évangile. Le temple n'est donc pas le temple de Dieu mais celui de Satan, lieu parfait pour y oindre l'antéchrist quand son temps sera venu.

Ainsi, si le constat est consternant concernant une partie d'Israël et des juifs, force est de constater que dans la chrétienté même évangélique, nombreux sont les chrétiens qui se réjouissent de la future construction du temple de Jérusalem. Mais se réjouir pour cette construction qui est considérée à juste titre comme un signe eschatologique fort, revient à creuser un trou dans le parvis du temple pour que le pape de Rome y plante le poteau d'Ashera. L'Esplanade du Temple ressemblera alors plus à un lupanar orgiaque où tous les corps religieux constitués se mêlent dans un esprit des plus dépravé.

Combien de temples "chrétiens" chanteront des louanges à Dieu pour la réalisation de ce temple? Combien de "chrétiens" dans un charismatisme effréné prieront de concert avec le pape pour sa réalisation et la paix dans le monde? La réalisation de ce temple grâce à l'entremise du pape pourra même être reconnue comme un véritable miracle qui permettra la béatification du pape et la canonisation de son vivant. Le faux prophète entrera alors dans les Écritures comme le faux prophète de l'Apocalypse. Or si nous avons un prophète, alors ce même prophète pourra oindre de manière traditionnelle dans l'enceinte même du temple l'antéchrist. C'est pour prévenir le monde de cette folie que Dieu enverra les deux témoins et le monde devra choisir entre les deux parties et on sait quel sera leur choix.

4 commentaires:

  1. Cher frère,
    Force est de reconnaitre que tu es toujours aussi pertinent concernant les temps que nous vivons, Si un jour Elohim te l'inspire pourrais-tu nous faire part de ton éclairage sur les messianiques unitaires et les trinitaires.
    Avec mon soutien et mon affection fraternelle.

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  2. Bonjour cher frère,

    J'aimerai bien revenir sur cette article pour poser une question en rapport avec le Sacrifice. J'aimerai comprendre ceci: Si la reconstruction du 3 ème temple n'est pas la volonté du Seigneur mais une marque de rébellion envers Dieu, comment pouvons nous le concilier avec le fait que pendant le millénium, il est écrit dans Ézéchiel qu'il y aura des sacrifices offert dans le temple à Jérusalem? Ci après ces écritures:

    Ezéchiel 45:17 Le prince sera chargé des holocaustes, des offrandes et des libations, aux fêtes, aux nouvelles lunes, aux sabbats, à toutes les solennités de la maison d’Israël; il offrira le sacrifice expiatoire, l’offrande, l’holocauste, et le sacrifice d’actions de grâces, en expiation pour la maison d’Israël.
    Ezéchiel 45:22 Le prince offrira ce jour-là, pour lui et pour tout le peuple du pays, un taureau en sacrifice d’expiation.
    Ezéchiel 45:23 Pendant les sept jours de la fête, il offrira en holocauste à l’Eternel sept taureaux et sept béliers sans défaut, chacun des sept jours, et un bouc en sacrifice d’expiation, chaque jour.

    Encore merci pour le temps que vous prendrez pour me répondre.

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  3. C'est une question qui semblerait légitime pour un juif, mais pour un chrétien…

    Hébreux 10 : 1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. 2 Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ? 3 Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ; 4 car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. 5 C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ; 6 Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. 7 Alors j’ai dit : Voici, je viens Dans le rouleau du livre il est question de moi Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

    La pensée de Dieu se structure au travers de la Loi et des prophètes, pour prendre forme dans le corps du Christ : Voici, je viens Dans le rouleau du livre… Il faut relire tout le chapitre 10 pour ce faire une idée plus large des choses. Ezéchiel développe ses prophéties dans un sens purement spirituel. Quand il parle de la gloire de l'Eternel qui progressivement quitte le temple, il ne viendrait à l'idée de personne que la Shekhina de manière visible se déplace dans le pays, car il s'agit d'une IMAGE. La fin du livre d'Ezéchiel révèle une image parfaite du temple, que seul Jésus représente. C'est exactement la même chose dans le livre de Zacharie. Or nous sommes présentement dans le temps où le corps du Christ comme Temple de Dieu va prendre forme quand les deux témoins vont paraître, c'est tout le sens des articles que j'écris en ce moment.

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  4. Merci beaucoup de votre réponse! Effectivement, A la lumière de ce qui est dans l’épître aux hébreux, la seule explication plausible est que les prophéties d’Ézéchiel ont un sens spirituel sinon il y aurait une contradiction notoire. J'ai cru comprendre en écoutant un de tes audio que vous avez déjà eu à faire des enregistrement audio sur l'étude sur le livre d’Ézéchiel. Pourriez vous le mettre en ligne, s'il vous plait? Que Dieu vous bénisse!

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