samedi 28 novembre 2015

L'effet cliquet 2

En octobre 2014 j'avais écrit un article sur les causes et les effets d'évènements d'actualité en relation avec Israël. On remarque que la roue du temps tourne et que rien ne s'arrange, au contraire. Chaque évènement en entraîne un autre qui se surajoute au premier en amplifiant les effets. C'est l'effet cliquet.

L'effet cliquet est un phénomène qui empêche le retour en arrière d'un processus une fois un certain stade dépassé. Il fait analogiquement et métaphoriquement référence au cliquet d'horlogerie (mécanisme d'échappement à ancre interdisant tout retour en arrière d'une roue dentée). Ainsi plus le temps passe et moins il est possible de revenir en arrière, car les secondes s’ajoutent aux secondes, les minutes aux minutes, les heures aux heures, etc. Dans la course du temps de la fin, le phénomène de l’effet cliquet devient de plus en plus visible si on le met en perspective avec la Bible.

Les derniers articles d'actualité que j'avais abondamment commenté, c'était sur mon second blog et portaient sur l'attentat de Charlie Hebdo. Un an plus tard je pourrais réécrire une série d'articles sur des attentats à Paris encore plus meurtrier. Quelle différence depuis? L'état d'urgence nationale est déclaré et la guerre est ouvertement déclarée aux islamistes. 100% des moyens militaires sont employés pour lutter contre le terrorisme, tout en en alimentant par la même occasion la raison. Bref on souffle sur les braises tout en jetant de l'huile sur le feu, comme autant de bombes au Proche Orient. Mais comme si cela ne suffisait pas, on entraîne de plus en plus de pays dans cette folie au nom de la liberté et de la démocratie, valeurs qui en parallèle se délitent complètement parmi ceux qui prétendent les défendre.

Depuis l'invasion de l'Afghanistan par les Russes en 1979, le ferment de la guerre asymétrique s'est introduit dans la politique internationale. Une guérilla antigouvernementale fut mise en place qui opérait des bases aux alentours de Peshâwar, Pakistan et l'Iran. Elle était soutenue avec des armes des États-Unis, de l'Arabie Saoudite, de l'Iran et de la Chine. Vers les mi-années 80, les États-Unis dépensaient des centaines de millions de dollars chaque année pour subventionner la guérilla au Pakistan. Le ferment étant introduit, la pâte allait pouvoir lever lentement et sûrement en débordant largement dans les pays alentours. Le problème, c'est que progressivement le caractère guerrier de la résistance allait se muer en guerre idéologique religieuse, jusqu'à se muer en djihad contre l'Occident. Avec les évènements du 11 septembre à New York, l'effet cliquet va jouer à plein et tout le proche Orient allait s'embraser sous le feu américain. De local la guerre devenait globale, entraînant toujours plus de pays dans la folie guerrière.

Mais si l'effet cliquet empêche le retour en arrière, rien n'empêche la roue d'avancer. Comme ce qui caractérise la folie c'est le manque de raison, la France allait à son tour alimenter le brasier en jetant le feu sur l'Afrique en intervenant en Lybie. Ainsi, les choix malheureux d'une succession de folies sans fin nous conduisent  à la situation actuelle. L'explosion de la Syrie et une vague impressionnante de migrants qui sont poussés vers l'Europe. Le conflit bascule alors par-dessus les frontières occidentales qui voient affluer d'Afrique et du Proche-Orient les réfugiés des guerres qu'ils ont provoquées et alimentées. Qui sème le vent, récolte alors la tempête.

Mais comme je le répète sans me lasser depuis des années, tout ceci est le résultat de l'effondrement des valeurs religieuses et morales des nations dites chrétiennes. En France la déchristianisation a pris la forme politique de la laïcité. Mot fourre-tout qui cache l'action maçonnique de sa nouvelle religion à elle. En envahissant le champ éducatif et moral, les francs-maçons ont progressivement déchristianisé le pays, en faisant un désert spirituel ouvert à toutes les forces sataniques. Les attaques répétées contre la famille comme socle social, on conduit de la libération sexuelle de la femme jusqu'au mariage pour tous, avec comme résultat une explosion des divorces, des familles monoparentales ou de couples non mariés qui changent de partenaires au grès des humeurs avec en prime des centaines d'avortements par jour qui ont banalisé, voire institutionnalisé les meurtres de masse. De l'altération de la famille, c'est toute la société dans son essence qui tend à l'altérité et l'Eglise en est gravement affectée. La corruption devient un instrument politique à peine dissimulé, tant les affaires qui défraient les chroniques sont nombreuses et touchent l'ensemble des partis. La tête étant pourrie, tout le corps se décompose avec, les libertés reculent, la démocratie est bafouée, l'économie s'effondre, etc.

L'Europe qui devait réaliser un idéal de paix et de prospérité, embrasse de plus en plus toutes les valeurs antéchrist possible, jusqu'à ce qu'à terme elle produise le fruit de sa politique, l'antéchrist en tant qu'homme qui sera intronisé dans le troisième temple de Jérusalem. Le traité de Lisbonne ne permet plus d'assurer de prospérité et de croissance en Europe, mais ne génère plus qu'une austérité sans fin et le jeu des alliances politiques nous entraîne lui de plus en plus vers une guerre qui tend à devenir mondiale. L'idéal européen devient donc de facto celui de l'austérité et de la guerre. Superbe réussite, vraiment.

Et que devient la chrétienté dans tout cela? Un monde évangélique à l'eau tiède qui se dilue dans la mer européenne, qui ne voit plus que le pape comme seul recours politico-religieux. Une société déchristianisée par la laïcité ne recherche plus le secours du Christ, mais cherche un recours politique à son manque de foi. La solution ne pouvant venir par le haut, elle viendra forcément par bas, toujours plus bas, jusqu'à libérer les flammes de l'enfer. L'attentat du Bataclan n'est plus que l'énième illustration d'une réalité biblique. On invite un groupe satanique à invoquer le diable et les forces de l'enfer se déchaînent. Une demi-heure après le début du concert des Eagles of Death Metal (les aigles de la mort), alors que le groupe chantait “Kiss the Devil” (Embrasse le Diable), trois assaillants ont fait irruption, à visages découverts, dans la salle et se mettent à tirer méthodiquement sur le public. Maintenant pour rendre hommage aux victimes, on demande symboliquement au groupe de revenir pour terminer son concert. Quand je vous disais que la folie est devenue totale, la preuve. Après le "je suis Charlie" on invente le "je suis Bataclan", qui cherche à identifier la masse à un principe de valeur satanique. Le tout dans un silence évangélique assourdissant, car où sont les pasteurs pasteurisés, baptisés à l'eau tiède de Laodicée? S'ils ont su se faire oublier médiatiquement, ils ne le seront pas le Seigneur.

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus- Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. » 1 Corinthiens 3 v 11 à 15.

L'épreuve du feu vient et elle est même déjà là. Oui messieurs les pasteurisés de Laodicée, l'arène est ouverte et les lions médiatiques vous attendent. Aurez-vous le même courage que le prêtre catholique Hervé Benoît pour défendre l'honneur du Christ avant celui de l'Eglise? Il est la démonstration vivante que la foi est affaire de convictions personnelles et non de dogmes dénominationnels. Pour ma part je salue et soutient l'action et les paroles de cet homme qui dépassent largement le cadre de son Eglise qui vient une fois de plus de faire la démonstration qu'elle n'est rien de moins que la grande prostituée.

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