mercredi 25 novembre 2015

L'EVEIL 7 (fin)


Dans ce septième et dernier long chapitre consacré aux deux témoins, on va pouvoir mesurer si l'éveil de l'Épouse prend sens. L'Épouse comme Église et Temple de Dieu, a-t-elle pris conscience de sa nature divine et que donc ontologiquement elle forme sur Terre l'image de Dieu?

On sait que les sept dernières années avant le retour de Jésus Christ comme roi régnant à Jérusalem seront sans aucun doute les plus importants que l’humanité connaîtra depuis la mort et la résurrection de Jésus. Si dans les derniers jours l’Église apparaît comme un corps achevé, telle une nouvelle Ève nouvellement créée,  alors il faudra admettre que le diable, le serpent ancien, aura lui aussi achevé son grand ouvrage afin que la civilisation issue de Caïn produise également un corps achevé, mais d’une nature spirituelle totalement contraire. Les deux témoins seront le visage et la voix qui s’exprimeront pour l’Épouse, tout comme l’antéchrist et le faux prophète seront la face et la voix du corps des nations. Ce face à face final provoquera un combat spirituel qui dégénérera progressivement en guerre ouverte entre Dieu et les hommes, d'ailleurs le Proche Orient actuel est déjà aujourd’hui une préfiguration des guerres à venir et où l’aspect religieux dans les conflits devient évident.

J'avais déjà écrit dans un chapitre précédent, que comme pour l’arche de l’alliance dans le tabernacle et dont les dimensions sont exprimées en demi pour rappeler que le coffre et le couvercle se complètent mutuellement comme un époux et une épouse dans la vie des hommes, que les temps de 3 ans ½ appellent à être complété. Ainsi le temps des deux témoins est la moitié de sept ans et donc de manière évidente il représente une moitié qui cherche son complément. Il y a trois périodes de 3 ans ½ dans la Bible. Celle du temps de mission de Jésus, des deux témoins puis de l'Épouse après eux. Visiblement pour former un temps parfait de 7 ans il y a une partie de trop parmi ces trois éléments. Il convient donc d'en isoler une qui formerait son propre temps de 7 ans, laissant aux deux autres la noblesse de la pureté divine. Dans ce cas seul le temps du Christ comme Époux et celui de l'Église comme Épouse correspondent. Le temps des deux témoins se complète lui-même par ses deux parties. Cela devient logique si on considère qu'une des parties s'adresse aux juifs et l'autre aux chrétiens donnant à chacun un temps égal de 3 ans ½. Les deux témoins agissant comme trait d'union entre le christianisme et le judaïsme pour les amener à former un corps unique. Bibliquement il est écrit qu'on ramènera le cœur des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères. Malachie 4: 6, ceci puisque l'esprit d'Élie les anime.

Par les deux témoins, Dieu veut amener le monde au terme de la création divine, en fondant l'Univers selon une pensée développée et révélée dans la Bible, mais toute la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse, soit ses 66 livres. 66 livres comme autant d'éléments de la Menorah, elle-même se révélant par ses éléments décoratifs comme une représentation figurative de l'arbre de vie (voir l'étude sur le Tabernacle). A partir de là, les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre dans l'Apocalypse deviennent également les deux rameaux d’olivier représentant les fils de l'huile de Zacharie 4. Dans le contexte de Zacharie, la Menorah divine doit se placer dans un Temple bâti par le Messie, lui-même établi comme pierre d'angle et de faîte. Le Temple devant par le Christ être compris désormais comme le corps de l'Épouse, tous les éléments constitutifs du jardin d'Éden sont à nouveau réunis et l'on peut alors élargir la focale pour voir les choses d'une manière plus large. Pour cela il faut que la pensée divine développée dans la Genèse fusionne avec celle de l'Apocalypse, nous aurons alors une cohérence globale du Bereshit de la Genèse à la dernière ligne de l'Apocalypse.

La pensée divine révélée dans l'Univers.

Tout d'abord quelques questions fondamentales doivent être posées. Pourquoi Dieu a-t-Il créé l'Univers? Puis, selon quel schéma de pensé? Serait-il utopique de répondre à ces questions, bien sûr que non, au contraire, car Dieu veut que l'on pose ces questions et surtout que l'on trouve les réponses. Des réponses que l'on retrouve obligatoirement dans la Bible, mais qui doivent être révélées.

Colossiens 1: 12 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, 13  qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, 14  en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. 15  Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. 16,  Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. 17  Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. 18  Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.

Dans ce passage, Paul présente Jésus comme le fils de l'amour, image du Dieu invisible. Pour ce fils de l'amour, tout fut créé. L'Univers existe donc afin que l'amour de Dieu puisse être exprimé. Voilà le but ultime qui conditionne l'existence même de l'Univers. Selon ce principe de base intangible, toute l'architecture du monde visible et invisible devra se développer. Dieu va donc établir un plan selon une vision d'architecte bien précise, puis entreprendre Son travail jusqu'à ce que paraisse le fils de Son amour, qui achève comme un chef d'œuvre final toute la création. La création ne doit donc être considérée comme achevée que quand cela sera pleinement accompli. Or tout sera pleinement achevé que quand Jésus devient le premier né de la création.

L'expression «le premier-né de toute la création» est comprise par certains comme étant le premier créé de toute la création, si c'est cela que Paul avait eu à la pensée, il aurait employé le terme grec prôtoktisis «premier-créé» au lieu de prôtotokos «premier-né». Or Jésus-Christ est le premier-né de toute la création non pas parce qu'il a été créé le premier, mais parce que tout ce qui existe a été créé par lui et pour lui. Dieu a tout créé par la Parole : "Dieu dit et la chose fut". La Parole (le logos en grec) a présidé à la venue à l'existence de toute la création, c'est pourquoi Jésus est décrit ainsi comme le premier-né (le prototokos en grec) de toute la création, un terme qui n'a rien à voir avec la chronologie, mais tout à voir avec la primauté, car ce terme est employé aussi pour dire que David est le premier-né, le plus élevé de tous les rois de la terre dans le Ps.89:26-27.  Ce premier-né ne sera pas le résultat d'une œuvre créatrice, mais le produit de l'amour, fruit de l'amour de l'Église et du Seigneur qui naît en Apocalypse 12 comme le fils de Son amour qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Là et seulement là, la création touche à son terme et Dieu peut entrer dans Son shabbat, le millenium.

Si le Messie régnant devient l'acte final de la création, la création développée dans le livre de la Genèse ne peut alors être comprise que comme un schéma directeur, une sorte d'épure d'architecte qui révèle la pensée divine. Tout comme le tabernacle dans le désert et la Loi n'étaient que l'ombre des choses à venir, ainsi de même Adam et Ève dans le jardin d'Éden étaient une préfiguration de ce qui viendrait un jour par l'Église et le Christ. La création développée dans la Genèse doit donc être lu selon un principe spirituel et non de manière scripturale. L'univers visible ne serait alors que l'ombre projetée du Christ à travers le temps, une parenthèse qui s'achève quand son objet perd son sens. Ceci explique qu'au terme du millenium l'Univers physique est dissous pour faire place au royaume éternel du Christ.

Lecture messianique du livre de la Genèse.

Le premier mot de la Bible est “ BERESHIT ”, au commencement, dont la racine est ESCH (feu). Le Feu est donc dans le premier mot de la Bible “ BERESHIT ”, si l’on retire ce mot, il reste BRIT, l’Alliance – Donc BERESHIT בראשית= Alliance de Feu, brit esh אש  ברית. Le Feu est donc dès sa conception déjà inscrit dans la Création de manière implicite. Sans feu, il n’y a pas de création ou dit autrement, sans l'Esprit de Dieu point d'Univers. BRIT par l'Alliance renvoie à l'idée d'une contrepartie. Déjà le Dieu UN par l'Esprit fait alliance avec Lui-même, comme un vis-à-vis dans un miroir qui renvoie Son image. L'Univers va donc être créé pour manifester cette image. Le premier mot renvoie  alors à sa première lettre, beith, le chiffre 2 qui exprime bien la dualité et encore le fils. Le premier mot nous indique déjà ce que Dieu va faire, soit créer un univers dans lequel l'Esprit Saint va se projeter comme un double de Lui-même afin de donner sens à cette dualité.

On comprend alors que la création se développe en six étapes jusqu'à atteindre son but ultime, produire une image de Dieu. "Et Dieu dit, faisons l’homme (Adam) à notre image, et qu’ils dominent"  Gen.1:26. L'image de Dieu est donc l'homme et il n’est pas écrit: et qu’il domine. Le pluriel est employé. L'alliance de feu du bereshit est donc inscrite dans l'homme qui devient bien le double de l'Esprit de Dieu, Son image projetée dans l'Univers. Ce qui donne également sens au verbe au pluriel faisons.  Car Dieu va s'associer avec Lui-même au travers de l'Adam, tel un Père et un Fils unis dans le même Esprit qui vont produire l'homme parfait, duquel sera prise l'Épouse parfaite.

"Dieu créa l’homme à son image;
  à l’image de Dieu il le créa;
  mâle et femelle il les créa" 
Gen.1:27

Le verset 27 est en fait un poème de trois lignes axé sur le principe créateur. L’homme est fait selon un modèle, selon une structure que Dieu voulait pour Lui. L’image de Dieu est encadrée dans la création par le verbe créer qui illustre quelque chose par rapport à cette image. La création de Dieu renferme cette image qui se manifeste. La création est comme le cadre d'un miroir qui renvoie l'image de Dieu. L'adam, le poussiéreux devrait-on lire, car tiré de l'adama la poussière du sol, renvoie l'image de Dieu. Il devient alors évident que le corps fait de poussière n'est pas le reflet de l'Esprit, mais qu'il le contient. Comme il contient la dualité qui conditionne la création, puisqu'il est mâle et femelle simultanément. L'adam à ce niveau n'est pas un nom propre, mais un qualificatif qui le relie au sol d'où il est tiré.

Une fois le corps formé dans sa dualité, l'Esprit Saint va se manifester quand la femme sera prise de l'homme. Dans le chapitre 2 de la Genèse, l'adam mâle et femelle va être remodelé en une nouvelle image de Dieu. L’homme fait à Son image est partagé en deux parties égales qui forment Ish (l'homme) et Isha (la femme). "L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. 23  Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme." Genèse 2 : 22 -23 Bien des traductions ont choisies le mot côte pour signifier une situation d'infériorité de la femme prise de l'homme, alors qu'il faut lire que le côté féminin de l'homme fut pris afin de lui donner une aide semblable différente dans sa forme, mais semblable dans son fond.

En hébreu, les mots ‘homme et femme’ de Genèse 1.27 ne sont pas les mêmes que ceux qui paraissent dans le chapitre 2. Dans Genèse 1.27 les mots employés sont ‘Zarakh’ et ‘Neqeva’, qui signifient mâle et femelle. Dans Genèse 2.23 les mots hébreux sont ‘Ish’ et Isha’. Ces deux mots ont la même racine. Le mot איש Ish est composé de trois lettres, le Aleph, le Yod et le Shin. Le mot אשה   Isha s’écrit avec trois lettres, le Aleph, le Shin et le Hé. Le féminin en hébreu, s’obtient en ajoutant la lettre Hé au mot masculin. Les lettres communes pour écrire l’homme et la femme sont le Aleph et le Shin. Or, ces deux lettres forment en hébreu le mot Esh (אש), le feu. Comme pour souligner que ce qui est commun aux deux c'est leur nature ardente. Les deux lettres qui différencient ‘Ish’ et ‘Isha’ sont le Yod et le Hé. Le Yod est au centre du mot ‘Ish’ et le Hé termine le mot Isha. Ces deux lettres réunies forment le mot יה YAH, qui est l’abréviation du nom de Dieu et que l’on retrouve dans de nombreux mots et noms hébreux comme Alléluia (louez Dieu), Zacharia (Dieu se souvint), Sophonia (Dieu a protégé) etc. La composition d'Ish et d'Isha nous donne comme résultat le « Feu de Yah », et cela nous renvoie directement au Cantique des Cantiques : «Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; Car l’amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Yah » Cant 8 : 6. Ce passage du Cantique des cantiques est une exaltation de l'amour dans son paroxysme. Il souligne combien l'amour peut devenir brûlant dans les cœurs, si intense qu'il enflamme les sens en poussant l'homme et la femme dans une relation charnelle qui devient l'expression physique de cet amour, tel un aboutissement. La séparation de l'adam androgyne a donc pour but la révélation de l'amour qui doit pousser les deux êtres divins à s'unir charnellement. C'est le sens qui clos le chapitre 2 de la Genèse où l'homme et la femme tous deux nus peuvent former une seule chair, sans en avoir honte. Ainsi, si un homme et une femme animés par l'Esprit Saint s'unissent pour former un couple amoureux, cette union est plus qu'un simple mariage, cela devient l'empreinte de Dieu sur Terre, Son image terrestre. L'expression manifeste de cette image sera un enfant fruit de l'amour, un fils qui devient le fils de leur amour. Les feux de l'amour charnel ont donc formé une alliance de feu, reflet du bereshit initial. L'amour de l'homme et de la femme devient alors celui de Dieu manifesté dans le fils, qui devient un fils de Dieu, un fils de Yah, lui-même porteur du feu comme nouvel ish. Le fils de l'amour de Dieu.

Le jardin d'Éden où l'ish et l'isha sont formés ne représente donc en rien l'origine de l'humanité au sens académique du terme, comme ensemble des personnes qui appartiennent au sous-ordre le plus évolué de l'ordre des primates. L'ish et l'isha en Éden représentent les enfants de Dieu placés au sein d'une humanité formée d'hommes privés de l'Esprit Saint. Ils ne sont pas non plus l'aboutissement de la création, car dans le chapitre 3 de la Genèse, la perfection divine initiale va être altérée par le péché. Tout comme le Tabernacle de Dieu dans le désert, ils ne sont que le reflet des choses à venir. Un commencement, le bereshit des fils de Dieu, le commencement d'un processus qui va amener les hommes à produire un fils à l'image de Dieu.

Les premiers chapitres du livre de la Genèse ne doivent donc pas être pris dans un sens littéral strict, mais doivent être lus comme un poème identique à celui du Cantique des Cantiques. Derrière chaque mot se cache un sens spirituel plus profond qui doit être extrait par révélation. Cette révélation révèle en vous-même quelle est votre nature profonde et quel esprit vous anime. Si l'Esprit Saint repose en vous, alors le feu de Dieu brûle en votre sein et vous êtes l'ish ou l'isha de votre temps, l'empreinte de Dieu sur Terre. La semence divine. Une semence qui a traversé six millénaires comme autant de jours pour former le corps mystique d'une Épouse parfaite tirée du Messie Yeshoua. La chair n'est donc rien que le support d'une lampe qui permet au feu divin de brûler dans le monde. Réalité spirituelle qui nous amène à l'arbre de vie, forme abrégée de la Menorah.

Si l'on poursuit notre réflexion sur le feu de Dieu dans la Genèse, sa définition change dans le chapitre 2. " L'Éternel façonna l'homme (l'adam poussiéreux), poussière extraite de la terre, il fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie, et l'homme (l'Adam) devint une âme vivante" Genèse 2 : 7. L'Adam ne prend vie que par l'action du souffle divin. L'Esprit Saint, où le souffle de Dieu est le principe de la vie de l'homme fait à Son image. La vie comme principe divin provient donc du souffle de Dieu. Le souffle de Dieu et le feu deviennent le substrat de la parole divine quand l'homme produit un discourt inspiré. Un discourt humain prenant appui sur l'Esprit devient la Parole de Dieu, car procédant de Lui. Au travers de l'ish et de l'isha elle devient plurielle, mais procédant du même feu, elle conserve l'unité primordiale. La parole qui procède du souffle peut alors remplir le monde par l'engendrement de fils et de filles à l'image de Dieu.

C'est selon le principe développé ci-dessus, que s'inscrit tout le chapitre 3 de la Genèse. Le serpent et l'isha vont devenir les acteurs de l'altération divine. Le sens de la création va être modifié par le serpent. En remettant en cause la Parole de Dieu, l'isha expire le souffle de Dieu. Comme privé d'oxygène, la flamme divine s'éteint alors. L'isha n'est plus qu'une lampe éteinte que le serpent va rallumer d'un feu nouveau, le sien. L'esprit de Satan va alors brûler dans son corps et le feu de l'amour charnel va la consumer jusqu'à prendre du fruit de l'arbre de la connaissance. Connaissance qui prend alors le sens d'union charnelle. Le sens imagé du péché originel est d'ailleurs suffisamment trivial pour être sans équivoque si on utilise les différents sens des mots: " la femme voit que l’arbre est bon à consommer, désirable pour les yeux, agréable, l’arbre pour comprendre. Elle prend de son fruit, elle consomme, elle donne aussi à son homme avec elle, il consomme.  Et s’ouvrent les yeux de eux deux et ils connaissent qu’ils sont nus eux, ils font croître une montée de rut, ils font pour eux des ceintures (des étreintes). Genèse 3 6-7. La prude retenue des religieux sur ces deux versets très particuliers, occulte en jetant un voile de pudibonderie sur les traductions, le sens profond du péché qui est commis par le couple divin. Les deux êtres spirituels créés par Dieu, temple et réceptacle du Saint Esprit, ne brûlent plus du feu de Dieu dans ces versets, mais se laissent consumer dans les plaisirs de la chair. Ils brûlent pour un désir uniquement sexuel et voluptueux, qui révélera alors leur nudité jusqu’à en faire un objet de honte et de condamnation. Ils ne sont plus seulement nus, comme en Genèse 2 : 25, la nudité sans honte. Ils sont appelés nus, mais d’une nudité qui tire son nom de celui du serpent, le rusé, le nu. L'arbre de la connaissance se révèle dans la l'acte du péché, se connaître dans l'acte sexuel inspiré par Satan. Par cet acte naîtra Caïn, nouveau fruit de l'arbre de la connaissance et porteur de mort. Dans leur essence, les arbres du jardin d'Éden révèlent la mort et la vie. C'est donc la nature spirituelle d'ish et isha qui révèle la nature de l'arbre, ils sont l'arbre. Ce qu'il faut comprendre comme un arbre généalogique, une semence répandue dans le monde.

Deux semences animées de deux esprits totalement différents peuvent être générées dans l'homme et la femme, qui sont aussi différents que les ténèbres et la lumière et l'Éternel va encore une fois séparer les choses dans l'homme à Son image. " Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela ("celle-là"), maudit "Toi", parmi le bétail et parmi tous les vivants du champ. Sur ton ventre tu marcheras, et la poussière tu mangeras tous les jours de ta vie." Genèse 3: 14. Parce que tu as voulu être comme le Dieu très haut, tu as "fait", mais en plus tu as fait "celle-là» (c’est le même mot, zot, qui désignait Isha dans le verset précédent), tu en as fait un dieu selon ton modèle. À cause de cela je te précipite à terre. Désormais tu ne chemineras plus, mais tu ramperas devant les fils de Dieu, les hommes et les anges, tous les jours de ta vie. Tu es maudit, damné, chassé du ciel et de la lumière, ton univers sera désormais celui de la nuit, des ténèbres. Comme Lilith tu deviens un esprit de la nuit.

"Une inimitié je placerai entre toi et entre Isha, et entre ta semence et entre sa semence, elle t’écrasera la tête et toi tu lui blesseras le talon." Genèse 3: 15. Dieu va restituer l'ordre des choses en rendant à l'isha son esprit originel, l'Esprit Saint, quand l'isha deviendra hostile à la séduction de Satan. Sa descendance alors pourra écraser la tête du serpent, son raisonnement trompeur. Le mot 'entre' qui est répété quatre fois, souligne bien la forte volonté divine de séparation. Dieu sépare la femme de l'homme, mais va aussi séparer le mal du bien qui est en elle, afin de permettre à l'arbre de vie de croître à côté de celui de la connaissance.

"Vers ishah Il dit : beaucoup, je multiplierai tes souffrances et tes grossesses dans la douleur, tu enfanteras des fils, vers ton époux se porteront tes désirs et lui dominera sur toi." Genèse 3: 16 Le terme hébraïque qui rend compte de la multiplication des souffrances en exprime aussi l’intensité. Tu seras puni par là où tu as péché. Comme tu as connu l’extase dans la luxure, tu connaîtras l’affliction dans la souffrance de ton ventre. Tu voulais un fils, j’en augmenterai le nombre, tu auras deux fils, des jumeaux qui se haïront et vivront dans l’inimitié. Le premier sera un meurtrier, car il est le fruit de la mort, le second sera un produit de l'Esprit de Dieu, car il est le fruit de la vie. Au sein même de la femme une séparation est voulue qui produit des fils, au lieu d'un seul fils.

Puis Dieu procède à une dernière séparation, Il chasse ish et isha du jardin d'Éden. L'homme et la femme privés de la présence de Dieu, vont commencer à ensemencer le monde avec leurs progénitures animées de deux esprits radicalement différents. Ontologiquement l'homme et la femme ont changé, l'ish et l'isha ne produisent plus uniquement une flamme de Yah, car leur progéniture peut être différente en générant la mort comme le fera Caïn. Mais ils peuvent également produire la vie s'ils marchent selon la volonté de Dieu comme le fera Abel. L'étymologie du nom d'Abel peut être approchée du souffle, ce même souffle que Dieu insuffla dans l'homme afin qu'il vive. Son nom définit alors son caractère divin, il est le premier produit de la semence de la femme qui est animé par le souffle de Dieu. Que ce soit par Adam ou par Abel, le souffle devient l'expression de la vie divine qui anime les hommes. Ainsi, seuls les humains animés par l'Esprit Saint seront appelés fils de Dieu, car ils procèdent du souffle de Dieu.

" 1 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, 2  les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. 3 Alors l’Eternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans." Genèse 6. Dans ce passage, ce qui relève du groupe peut être comparé au péché commis dans le jardin d'Eden juste par un seul homme et une seule femme. Quand la chair commande à l'esprit, alors l'Esprit Saint se retire. Le processus est simple, mais peut aussi être inversé, c'est-à-dire, que si un homme vit sans connaître Dieu, en acceptant de l'écouter et le suivre, alors l'Esprit Saint revient dans l'homme. La nature divine de l'homme n'est donc pas une question de filiation par la chair, mais uniquement par l'esprit. On ne naît pas fils de Dieu, on le devient par le jeu d'une alliance.

Par Abraham, Dieu refait alliance avec un homme. Alliance qui devra être renouvelée par tous ses descendants. Plus tard, dans le Sinaï, Moïse fera alliance avec Dieu au nom d'un peuple. Cette alliance ne sera effective que si les hommes qui la contractent servent Dieu en suivant les commandements de la Torah et en sacrifiant dans le Tabernacle. La menorah dans le tabernacle devient alors par ses symboles, feuilles/fleurs/fruits, une nouvelle forme de l'arbre de vie et les hommes qui servent Dieu dans son tabernacle peuvent de nouveau en saisir les fruits. Mais l'attrait de l'arbre de la connaissance est grand et rapidement les hommes vont se détourner de Dieu pour suivre d'autres dieux. A la fornication de la chair, s'ajoute alors l'adultère spirituel. Le jeu des alliances qui devaient mener à un nouveau bereshit, une alliance par le feu de l'Esprit Saint, est anéanti. Dieu va donc concevoir une nouvelle alliance qui sera de nature totalement spirituelle.

Dans ce raccourci biblique très succinct, ce que je cherche à démontrer c'est que la fornication inspirée par Satan mène à l'adultère, qui lui-même conduit à l'adultère spirituel en allant vers d'autres dieux. Le diable se sert de la chair comme d'un outil qui modèle l'esprit afin de façonner un nouveau corps. Ce corps unique peut alors devenir un organisme social quand la famille ou la tribu se met à agir et penser de la même manière. Pour les juifs, la mutation s’est produite par l'abandon de la Loi. L'alliance fut brisée et personne ne put la renouveler. Ni les prêtres, ni les pharisiens ne seront en mesure de restaurer l'alliance avec Dieu. Au contraire, par leur attitude ils contribueront même élargir le fossé qui sépare Dieu des hommes. Les juifs vont reconstruire et agrandir le temple, les docteurs de la Loi vont former le Tanakh, mais il leur manquera l'essentiel, l'Esprit Saint pour sanctifier le tout. Il faut un homme neuf, avec un esprit neuf pour restaurer l'alliance avec Dieu.

Le principe de la Nouvelle Alliance.

Pour rendre à la création le sens voulu dans le Bereshit, une alliance par le feu, il faut que Dieu forme un nouvel Adam à Son image, puisque le premier a péché. Ce nouvel Adam ne peut être le produit exclusif d'une lignée, car alors il procéderait exclusivement de la chair et serait corruptible. Etre juif et même Grand Prêtre ne sert plus à rien dans un corps social corrompu qui a perdu l'Esprit. Le nouvel Adam ne peut procéder que de Dieu lui-même, il ne peut être engendré que par l'Esprit Saint.

Nous avons vu que le souffle de Dieu et le feu deviennent le substrat de la parole divine quand l'homme produit un discourt inspiré. Ainsi, un discourt humain prenant appui sur l'Esprit devient la Parole de Dieu, car procédant de Lui. Le Tanakh est devenu au fil du temps le support physique qui conserve et reproduit la Parole de Dieu. Le souffle de Dieu s'est donc matérialisé dans la Bible. Si cette même Bible se matérialise dans le corps d'un homme de manière parfaite, alors légitimement cet homme procède de Dieu et non exclusivement du genre humain. Il n'est pas seulement un homme, mais il devient l'expression du Verbe qui procède du souffle divin. C'est un adam qui prend vie par le souffle de Dieu, la Parole de Dieu devient alors chair.

Jean 1: 1 Au commencement (BERESHIT) était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
2  Elle était au commencement avec Dieu.
3  Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.
4  En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
5  La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
6  Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean.
7  Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
8  Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière.
9  Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.
10  Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue.
11  Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.
12  Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,
13  lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
14  Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.


Par Yeshoua le principe révélé dans le BERESHIT a pris forme et la création a atteint son but. Il est la lumière du monde, car il procède du feu de Dieu. Il est l'image Dieu sur Terre, le nouvel Adam. Sa parole devient la parole de Dieu, car elle procède de Son souffle. Par le geste et la parole, Yeshoua va accomplir les Écritures, jusqu’à incarner le sacrifice parfait sur la croix. Par le sacrifice sur la croix, la mort qui est entrée dans le monde par Ève va être échangée contre la vie. Ainsi pour tous les humains sur la Terre, sans distinction de races ou de genre, il devient possible d'atteindre la vie éternelle en échangeant sa condition humaine et mortelle par celle éternelle des enfants de Dieu. En Yeshoua une nouvelle alliance par le feu devient possible, car en Lui la chair meurt et par l'Esprit Saint tout humain peut vivre éternellement.

Nous avons vu que dans leur essence les arbres du jardin d'Éden révèlent la mort et la vie, qui se retrouve dans la nature spirituelle d'ish et isha car ils sont l'arbre. Ce qu'il faut comprendre comme un arbre généalogique, une semence répandue dans le monde. Selon ce principe, la semence de la femme en est le produit et la forme. Dans un sens plus développé dans le temps, on peut donc considérer aujourd'hui que les enfants de Dieu forment par essence le corps de la femme de la Genèse, donc d'Ève et par définition isha. Si la création est en mesure de produire une nouvelle isha comme une nouvelle Ève, alors l'union du nouvel Adam avec la nouvelle Ève, devient l'union d'ish et d'isha et le feu de Yah brûle à nouveau dans le monde. L'arbre de vie est reformé, mais avec des racines qui ne sont plus enfoncées dans le sol, mais dans le Ciel.

Luc 22: 7 Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva,…
14  …L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui.
15  Il leur dit : J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir ;
16,  car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.
17  Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous ;
18,  car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu.
19  Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.
20  Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.


1 Corinthiens 10: 15 Je parle comme à des hommes intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.
16  La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ?
17  Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain.


Par le symbole du repas pascal, le Seigneur nous appelle à former une nouvelle alliance en Son corps. Par ce geste nous reformons le nouvel Adam. Cette action est intemporelle, car elle a été prévue dès l'origine et ses par ses effets, donne la vie éternelle à ses participants. Il y a donc une dimension divine dans la Pâque, par la croix et le repas pascal. Spirituellement la Pâque reforme le contexte du jardin d'Éden, où Adam et Ève se retrouvent devant le serpent et doivent faire un choix. "Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir." Jean 12: 31-33. L'arbre de vie est dans la Pâque du Seigneur, car qui y participe devient un enfant de Dieu et gagne l'éternité dans le royaume de Dieu qui n'est pas de ce monde. Par la coupe pascale une Nouvelle Alliance est conclue, une alliance par le feu, car nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. (1 Cor 12: 3). Le principe exprimé dans le Bereshit et qui se retrouve  dans l'ish et l'isha peut et même doit être reformé aujourd'hui pour que la création se fonde dans la pensée de Dieu.

"Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit." Jean 20: 21-22. Le nouvel Adam qui est le produit du souffle divin, dans un geste symbolique donne à Son Église le moyen de changer de nature afin de répandre le Verbe divin de la bonne nouvelle de l'Évangile. La parole qui procède du souffle peut alors remplir le monde par l'engendrement de fils et de filles à l'image de Dieu. La Parole de Dieu devient alors par l'Évangile une source de vie.

Le sens de la mission des deux témoins.

Tout ce qui a été écrit précédemment est difficile à comprendre sans le concours de l'Esprit Saint, mais est nécessaire pour qualifier votre nature, terrestre ou divine. Ces quelques chapitres agissent comme le van du vanneur qui lance les grains de blé vers le ciel afin que le vent qui souffle à travers les grains les débarrasse de la bale qui l'entoure. C'est pour aboutir à ce geste que les deux témoins sont aussi présentés comme un fléau de Dieu, car leur action est également de battre les épis au sol pour les séparer de leurs tiges. Comme le Seigneur nous a apporté la parabole du semeur, les deux témoins vont nous apporter la parabole du moissonneur qui la complète.

Quant au terme des jours la moisson est mûre pour la récolte, tous les ouvriers de la moisson vont se mettre en action pour faire avec le blé la farine qui forme le pain de vie. On fauche les épis, puis on rassemble les gerbes qui sont menées au lieu de battage. La paille est alors jetée au feu et les grains menés au vanneur qui sépare la bale au van. Puis les grains sont menés au meunier qui va les moudre pour produire la farine qui permet la confection du pain final.

La parabole du moissonneur révèle le sens de la mission des deux témoins. Ils donnent le top départ de la moisson et donc in fine annonce la fin du monde. Leur première action est de couper les tiges, soit couper le lien des systèmes dénominationnels qui les lient au sol. Ici il s'agit pour les juifs du judaïsme talmudique et pour les chrétiens de l'œcuménisme mondain. Par le battage on visera à briser les liens dogmatiques et les traditions religieuses. Dans le vannage la gangue des habitudes terrestres sera enlevée pour que seule persiste la nature divine. Puis on moudra tous les grains juifs et chrétiens pour produire une seule pâte et former un seul pain, le pain pascal en Jésus Christ.

Les deux témoins rassemblent tout ce qui dispersé vers un seul centre afin de donner corps à un ensemble disparate qui retrouve une cohérence au travers de la Parole de Dieu. Le pain pascal est traditionnellement fait avec de la fleur de farine de froment qui donne des pains sans levain pétris à l'huile. La même huile qui servait dans le temps à alimenter les lampes qui éclairaient les maisons. La bonne semence, qui représente les enfants du royaume, pétrie à l'huile formant la pâte à l'huile du pain pascal et devenant par voie de conséquence des fils de l'huile, qui est la dénomination biblique des deux témoins en Zacharie. Quand Zacharie s'interrogeait sur le sens des branches d’olivier (Zac. 4, 11), l’ange répond: «Ce sont les deux hommes consacrés par l’huile [les fils de l'huile ou de l’onction], qui se tiennent auprès du Maître de toute la terre!» (Zac. 4, 14)

Les deux témoins, comme fils de l'huile, pourraient être nommé des messies, des oints du temps de la fin. Dans leurs vie, mort et résurrection, ils deviennent une copie conforme de Jésus. Ils ont la même nature que le Christ, car il procède de Lui. Ils forment donc sur Terre une image du Dieu dans le Ciel, une partie égale au Christ qui par nature ne peut être que son Épouse, sa moitié terrestre. Comme seule l'isha biblique formant le côté de l'ish est son double parfait dans le jardin d'Éden, les oints du temps de la fin deviennent une nouvelle Ève, la femme d'Apocalypse 12.

Par les fils de l'onction, c'est le corps tout entier de l'Épouse qui est oint. Elle est ointe, car désormais le peuple de Dieu est devenu un peuple de prophète et de sacrificateur. Prophète, car le feu de l'Esprit Saint brûle en lui, sacrificateur, car il est le Temple de Dieu. Mais l'Épouse en s'opposant au serpent lui reprend également la couronne volée dans le jardin d'Éden et elle devient reine. Ceci devient possible quand l'Église de Jésus reprend à rebours tout le processus qui a conduit Ève à se détourner de l'arbre de vie pour goûter au fruit de l'arbre de la connaissance.

L'arbre de la connaissance est aujourd'hui le produit de la civilisation née de la descendance de Caïn. Cette civilisation est devenue un amalgame de compromis politico-religieux qui à terme permettra la construction du troisième temple. Ce temple représentera alors symboliquement l'arbre de la connaissance et l'antéchrist en sera le fruit. De la même manière, le Temple dans le Ciel représente l'arbre de vie et Jésus Christ en est le fruit. La menorah dans le temple devient alors l'expression de la lumière dans le temple, c'est le feu de l'autel qui entre dans la maison de Dieu. Le feu de Yah brûle à nouveau dans Sa maison. L'ish et l'isha sont à nouveau réunis et forment un seul corps.

La Menorah de Zacharie est une allégorie complexe qui marie en elle des métaphores bibliques variées. Elle puise dans la Bible tous les éléments nécessaires à la vie des enfants de Dieu et les assemble en une seule image. Le chandelier porte donc en lui l'expression du Verbe, c'est pourquoi il fut façonné en 66 éléments qui sont autant de livres dans la Bible. Quand le livre de l'Apocalypse commence à être écrit, la première image montre Jésus en gloire marchant au milieu de 7 chandeliers d'or. La dernière sera l'image de la Jérusalem céleste, la ville temple de Dieu. Le principe du corps qui porte la lumière a alors trouvé sa forme définitive. Au milieu du livre les 7 chandeliers vont fusionner dans le chapitre 12 quand apparaît l'Épouse en gloire. C'est toujours le même principe, mais exprimé sous une nouvelle forme. L'Épouse enceinte est l'expression d'une union consommée. La nouvelle Ève a consommé le fruit de l'arbre de vie. L'ish et l'isha se sont unis pour former un seul corps, dans l'étreinte de l'amour qui produit la flamme de Yah. L'alliance par le feu du Bereshit se retrouve alors dans le feu de Yah produit par l'union d'ish et isha qui peuvent engendrer le fils de leur amour, le Mashiah Yeshoua qui tel un nouvel Adam peut régner sur toute la Terre.

Le temps des deux témoins.

Le temps des deux témoins n'est donc pas celui de l'Épouse, mais celui qui achève sa conception. C'est le temps où les parties chrétiennes et juives s'unissent dans le même shabbat et communient dans une même Pâque. Dans le geste et le verbe, les deux parties sont en phase. La Parole de Dieu est alors scellée dans l'esprit et le geste, soit l'image de la main et du front. Respectant à la lettre la Parole de Dieu, l'Épouse devient la Parole faite chair, Elle est l'image de Dieu sur Terre, comme Elohim Elle est l'expression du pluriel de Dieu uni par un seul esprit. Le raisonnement religieux trompeur du serpent est rejeté et sa tête est écrasée.

Le temps devient avec la venue des deux témoins un élément clé du plan divin, car il scelle le geste divin. La création donne forme à isha, une épouse mystique qui représente le Temple dans le Ciel. La chair et le sang ne sont plus rien, l'aspect terrestre des choses est dissous dans le Verbe qui devient tout. Les enfants de Dieu se reconnaissent dans leur relation à suivre la Parole divine. La Pâque en Yeshoua pour les juifs et le respect du shabbat pour les chrétiens devient le signe distinctif d'isha. Les dénominations, les dogmes et traditions qui cloisonnent la Parole de Dieu sont expurgés du corps de l'Église qui se renouvelle fondamentalement dans son esprit. La prise de conscience d'isha est intérieure, dans le cœur de chaque individu et de sa famille.

Il faudra 3 ans ½ pour que les parties s'unissent dans un même esprit et un même geste. Temps nécessaire pour que les yeux de l'Épouse s'ouvrent et que l'Éveil de l'Épouse soit factuel. Quand l'Épouse aura pris conscience d'elle-même et qu'ontologiquement elle devient divine dans sa nature, alors elle sera ointe dans la mort des deux témoins. L'onction des témoins, comme l'esprit d'Élie reposera alors sur l'ensemble du corps. Chaque élément, comme chaque cellule du corps, devient alors comme le Christ. Pour la nouvelle Ève alors s'ouvre un temps spécifique de 3 ans ½ et c'est ce temps qui complète celui de la mission de Jésus dans le monde.

Ce temps biblique n'est plus symbolisé par la Menorah, mais par l'arche de l'alliance où le coffre et son couvercle se complètent mutuellement. L'Épouse est entrée dans la chambre de l'Époux, le Lieu Très Saint. Le dogme de l'enlèvement avant les tribulations vole en éclat, car désormais l'Épouse représente l'image de Dieu sur Terre et un lien indéfectible s’est créé entre le Ciel et la Terre. L'amour de Dieu repose sur l'isha d'une manière parfaite. Sur ce corps, Satan n'a plus de prise et il ne peut l'atteindre, ni même le blesser, car la toute-puissance de Dieu est en lui. Il ne restera plus qu'à attendre le retour physique du Messie pour entrer dans le shabbat qui est le millenium.

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